détriment
nom, masculin, /detʁimɑ̃/ ou /dɛtʁimɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Dommage, préjudice. Causer, recevoir un notable détriment. Cet arrangement s'est fait à mon détriment. Terme d'astrologie. On disait qu'une planète était en son détriment quand elle se trouvait dans un signe opposé à sa maison.
Et fûtce au détriment de mon propre intérêt, Moi-même je m'en fais un immuable arrêt — Rotrou (1609-1650)
Terme d'histoire naturelle. Débris de corps. Des détriments de coquilles ont formé nos montagnes calcaires. Au lieu de détriment, on dit aujourd'hui détritus.
Étymologie : Lat. detrimentum, de deterere, user, de la préposition de, et terere, frotter, par l'intermédiaire du supin detritum.
Historique : XVe s. Au detriment de la chose publicque, Statuts des tanneurs de Coulommiers XIVe s. Aucuns seigneurs nobles hommes dudit païs ou autres ne puent [peuvent] ne ne doivent mettre ou recevoir en leur bourgeoisies, garde ou sauvemens, les subgés desdictes eglises, qui seroit en detriment de nosditte garde, juridition et ressort
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Dommage, préjudice. Cela va, tourne à mon détriment. Causer, recevoir un notable détriment. Il n’acquit tant de richesses qu’au détriment de sa réputation, de son honneur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- détriments — pluriel — /detʁimɑ̃/ ou /dɛtʁimɑ̃/
- détriment — singulier — /detʁimɑ̃/ ou /dɛtʁimɑ̃/
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