détestation
nom, féminin, /dɛtɛstasjɔ̃/ ou /detɛstasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de détester.
Le plaisir de rire se change en détestation et en horreur — Guez de Balzac (1597-1654)
Il s'est attiré la détestation de tout le monde — COSTAR
Terme de dévotion. Horreur qu'on a du péché.
Quand nous en reconnaîtrons le mal [d'une proposition], nous l'aurons en détestation — Pascal (1623-1662)
Ce que j'appelle ici détestation sincère du péché — Bourdaloue (1632-1704)
Étymologie : Provenç. detestatio ; espagn. detestacion ; ital. detestazione ; du latin detestationem, de detestari, détester.
Historique : XVe s. La voix de tristesse s'appelle autrement douleur.... detestation XVIe s. Ils se frappoient et battoient en detestation [regret] du defunct Comme on a accoustumé de leur taire tout ce qui les divertit de leur route, ils [les rois] se treuvent, sans le sentir, engagez en la haine et detestation de leurs peuples
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Dévotion — Horreur qu’on a de quelque chose. La détestation du péché. La pénitence enferme une sincère détestation du péché.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- détestations — pluriel — /detɛstasjɔ̃/ ou /dɛtɛstasjɔ̃/
- détestation — singulier — /detɛstasjɔ̃/ ou /dɛtɛstasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée détestation#24025.