détermination
nom, féminin, /dɛtɛʁminasjɔ̃/ ou /detɛʁminasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de déterminer, de définir, de caractériser. La détermination d'une espèce, en botanique, en zoologie. État de ce qui est déterminé. Terme de grammaire. Effet de limitation que le mot qui en suit un autre auquel il se rapporte, produit sur ce mot-là. Dans l'amour d'un père pour ses enfants, un père a un rapport de détermination avec amour, c'est-à-dire qu'il détermine l'amour à être précisément l'amour qu'a un père, et non l'amour qu'a un autre. Terme de mathématique. Action de déterminer les inconnues d'un problème.
Notre monde est un système dont toutes les pièces sont dépendantes les unes des autres, et c'est dans cette dépendance que se trouve la raison secrète des déterminations de chaque pièce — Charles Bonnet (1720-1793)
Résolution prise après avoir balancé entre plusieurs partis. Je n'attends que sa détermination. Terme de métaphysique. Une des phases de la volonté, celle qui se manifeste entre la délibération et la volition.
Jusques ici la volonté humaine est comme environnée de tous côtés par l'opération divine ; mais cette opération n'a rien encore qui aille immédiatement à notre dernière détermination ; et c'est à l'âme seule à donner ce coup — Bossuet (1627-1704)
Liberté c'est choix, autrement une détermination volontaire au bien ou au mal — La Bruyère (1645-1696)
Caractère de l'homme déterminé. La détermination qu'il montra en ce danger. Il marcha avec détermination à l'assaut.
La détermination du mouvement, ce qui détermine la direction d'un corps en mouvement. Terme de médecine. Détermination morbide, tendance qu'a une affection à se manifester plus particulièrement en un organe. Dans l'intoxication par le virus variolique, il y a une détermination essentielle vers la peau.
Étymologie : Provenç. determinacio, determenacio ; espagn. determinacion ; ital. determinazione ; du latin determinationem (voy. DÉTERMINER).
Historique : XIVe s. Ce que aucuns dient que toute ville où il a un evesque est cité et non autre, c'est une determination ou description vulgaire et qui n'est pas à propos XVIe s. Il eut en dormant une vision, qui declaroit quelle devoit estre la determination et issue de cette entreprise Elle ne croit rien avec determination, mais sous cette condition adjointe, si la foy de l'Eglise est telle La determination [décision] de l'Eglise est sans appel En ces retraites ici aparoit beaucoup de determination, mais peu d'art Jusques à la convocation et determination [action d'en fixer l'ouverture] du concile
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de déterminer, de délimiter avec précision, de caractériser sans ambiguïté, clairement. La détermination d’une espèce en Botanique, en Zoologie.
Il signifie aussi Résolution qu’on prend après avoir balancé entre plusieurs partis. Détermination volontaire. On lui demande une prompte détermination. Prendre une détermination.
Il se dit encore, en termes de Philosophie, de l’Action par laquelle une chose, également susceptible de plusieurs qualités, de plusieurs manières d’être, est déterminée à recevoir l’une plutôt que l’autre. La détermination de la matière au mouvement ne peut venir que de Dieu.
Détermination du mouvement d’un corps, Ce qui détermine ce corps en mouvement à aller d’un côté plutôt que d’un autre. La détermination du mouvement peut changer, quoique la force du mouvement demeure la même.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- déterminations — pluriel — /detɛʁminasjɔ̃/ ou /dɛtɛʁminasjɔ̃/
- détermination — singulier — /detɛʁminasjɔ̃/ ou /dɛtɛʁminasjɔ̃/
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