détente
nom, féminin, /detɑ̃tə/ ou /dɛtɑ̃tə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Pièce de la batterie d'une arme à feu, qui sert à détendre le ressort. Presser la détente. Tirer la détente. Les armuriers donnent le nom de pièce d'écusson ou de pièce de détente à une pièce qui, placée sous le pontet, est fendue pour laisser passer la détente. Terme d'horlogerie. Levier qui fait partie de la sonnerie d'une pendule. Fig.
La pièce de détente et le pontet forment la sous-garde — Benjamin Legoarant (1792-1863)
C'est [les larmes] chez elle un ressort, un jeu dont la détente s'échappe à volonté — LANOUE
Action de lâcher la détente. Fusil dur, aisé à la détente. Fig. Être dur à la détente, être avare, ne se résoudre que difficilement à payer, à donner de l'argent. Cette expression a le même sens que être dur à la desserre (voy. DESSERRE) ; mais elle est moins exacte.
Relâchement de quelque tension morale ou intellectuelle. Il y avait sur son visage une détente visible d'esprit et d'inquiétude.
Étymologie : Détendre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Diminution progressive de la pression d’un gaz ou d’une vapeur qui augmente de volume, ou bien de la tension d’un ressort qui revient à son équilibre. Une machine à vapeur à détente variable.
Il se dit encore d’une Petite pièce de fer ou d’acier qui maintient un ressort bandé et qui, en s’écartant, lui permet de se détendre. Il se dit spécialement quand il s’agit des Armes à feu. La détente d’une carabine.
Il se dit aussi de l’Action de lâcher la détente et de l’Effort que fait cette pièce lorsqu’elle vient à se détendre. Un fusil qui est dur, qui est fort, qui est aisé à la détente. Il est à craindre que ce ressort ne se rompe à la détente.
En termes de Mécanique, il désigne le Travail développé par la vapeur dans le cylindre d’une machine.
Fig. et pop., être dur à la détente, être avare, avoir de la peine à donner de l’argent, à payer.
Figurément, il signifie Relâchement d’une tension physique, morale ou intellectuelle et Moment de calme, de répit qui en résulte. Après cette crise, il s’est produit une détente de l’organisme, une légère détente, une sérieuse détente. Ces deux hommes se haïssaient sans se connaître : il y a dans leurs rapports une détente visible. Après un long travail, il faut se donner quelques jours de détente. La détente s’accentue entre le gouvernement et l’opposition.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- détentes — pluriel — /detɑ̃tə/ ou /dɛtɑ̃tə/
- détente — singulier — /detɑ̃tə/ ou /dɛtɑ̃tə/
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