désunion
nom, féminin, /dɛzynjɔ̃/ ou /dezynjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Cessation de l'union des parties d'un tout ; état de ce qui est désuni. La désunion des ais d'une cloison.
Par extension, séparation. La désunion de deux cures.
Personne ne sent mieux que moi les désunions de l'absence — Mme de Sévigné (1626-1696)
Cette union [de l'âme et du corps] se fait sans que nous nous en apercevions ; la désunion doit s'en faire de même sans exciter aucun sentiment — Buffon (1707-1788)
Fig. Cessation de l'union morale, mésintelligence.
De ceux qu'unit le sang plus douces sont les chaînes, Plus leur désunion met d'aigreur dans leurs haines — Pierre Corneille (1606-1684)
Par leur désunion Rome sera sauvée — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Dés.... préfixe, et union.
Historique : XVIe s. Estat que vous perdez par vostre desunion Considerant le mal et le deshonneur qui luy escheroient de la desunion de son bon frere
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de désunir, en parlant d’une Famille, d’un parti, etc., ou Résultat de cette action. La diversité d’intérêts cause la désunion. C’est lui qui a mis la désunion dans cette famille. Cela ne peut manquer d’amener entre eux une complète désunion.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- désunions — pluriel — /dezynjɔ̃/ ou /dɛzynjɔ̃/
- désunion — singulier — /dezynjɔ̃/ ou /dɛzynjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée désunion#23947.