desserte

desserte

nom, féminin, /dɛsɛʁtə/ ou /desɛʁtə/

Usage : peu fréquent (0.93 occurrences par million — Lexique 3.83).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Mets qu'on a desservis. Donner la desserte aux domestiques, aux pauvres.

  2. Fonction du desservant attaché au service d'une cure, d'une chapelle. Il est chargé de la desserte de cette succursale.

  3. Terme des ponts et chaussées. Chemin de desserte, celui qui dessert une propriété, une forêt, c'est-à-dire qui la met en communication avec le grand chemin.

  4. Il s'est dit aussi pour l'action de faire un service de bureau ou autre.

    Il sera tenu par les gardes-jurés ou par nos préposés, pour la desserte desdits bureaux de visite et de marque, des registres paraphés par les juges des manufactures,

Étymologie : Voy. DESSERT. Dans l'ancien français deserte signifiait ce qu'on mérite, venant de deservir qui signifiait mériter : XIIIe s. Mal m'avez rendu les desertes De ce que je servi vos é [ai] Bien voient qu'il auront de leur fait la deserte

Historique : XIVe s. Il apporteront la desserte des mets aux escuiers de cuisine

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Meuble ou Table où l’on met ce que l’on a desservi.

  2. Anciennement il signifiait Viande, mets qu’on a desservis, qu’on a ôtés de dessus la table. Donner la desserte aux domestiques, aux pauvres.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • dessertes — pluriel — /desɛʁtə/ ou /dɛsɛʁtə/
  • desserte — singulier — /desɛʁtə/ ou /dɛsɛʁtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée desserte#20300.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.