desserre
nom, féminin
Usage : rare (0.04 occurrences par million, Lexique 3.83).
Entrée attestée par un témoin historique, absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou). Mots disparus.
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
s. f.
Usité seulement dans cette phrase familière : être dur à la desserre, se dessaisir avec peine de son argent pour donner ou payer. Terme de pêche. Relâchement d'une rivière glacée quand le dégel arrive.
Je sais qu'à la desserre Vous êtes dur ; j'en suis fâché pour vousLa Fontaine (1621-1695)
Si je le [un obligé à qui on redemande un bienfait] connais de si fâcheuse desserre qu'il faille plus d'un simple avertissement pour en tirer quelque chose, j'aimerai mieux ne lui dire mot, et ne penserai pas qu'il soit digne que je le presse de faire son devoirMalherbe (1555-1628)
Étymologie : Voy. DESSERRER.
Historique : XVIe s. C'estoit plaisir, car touchant la desserre Ne doubtez pas qu'ilz semblent l'arbaleste lieille et caducque, à desbender mal preste Il ressemble les arbalestes de Cognac ; il est de dure desserre, se dit d'un avare
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. f.
Action de desserrer. Il ne s’emploie que comme locution adverbiale. Une arbalète dure à la desserre, Dont la détente est dure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0, entrée DESSERRE.