dessaisir (se)

dessaisir (se)

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Terme de jurisprudence. Céder à un autre ce qu'on avait en sa possession. Transporter un droit ou y renoncer. Dans le langage général, remettre à des tiers ce qu'on tient.

    Elle a de la peine à se dessaisir de l'original — Bossuet (1627-1704)

    La dureté de ces pères et de ces mères qui, tout occupés d'eux-mêmes et ne voulant se dessaisir de rien, laissent languir de jeunes personnes sans établissement — Bourdaloue (1632-1704)

Étymologie : Des.... préfixe, pour dé.... avec une s de prononciation, et saisir.

Historique : XIIe s. Car dessaisiz ne volt pur nule rien plaidier ; Ço ne voleit li reis en nul sens otrier XIIIe s. Et dist que il le conte des Blans dras delivrast, et le mesist en possession de la baillie de Salenyque dont il l'avoit dessaisi Li cuers est vostres, non pas miens. Car il convient, soit maus [mal], soit biens, Que il face vostre plaisir : Nus [nul] ne vous en puet dessaisir Quant aucun dessaisist autre d'aucune chose, et celui qui a esté dessaisi viaut [veut] recouvrer sa saisine XVe s. Il les avoit dessaisis de toute leur force et puissance XVIe s. Le seigneur de fief ne plaide jamais des…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DESSAISIR (SE).

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.