despote

despote

adjectif, /dɛspɔtə/

Grammaire et formes (2)
  • despotes — pluriel — /dɛspɔtə/
  • despote — singulier — /dɛspɔtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée despote#20284.

despote

nom, masculin, /dɛspɔtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Ancien titre de plusieurs princes grecs, tels que ceux de Servie, de Valachie. Titre honorifique que les empereurs grecs se réservèrent dans l'origine et qu'ils accordèrent ensuite à leur famille.

    On entendait autrefois par un despote un petit prince d'Europe vassal du Turc et vassal amovible, une espèce d'esclave couronné gouverneur d'autres esclaves — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Bas-lat. despotes, despotus, de δεσπότης, maître (voy. DESPOTE 1).

Historique : XVIe s. Une ville qui est au dispos de Romanie clamée Tarrassine La renommée qui s'estendoit parvint aux oreilles du Grand Seigneur, nommé Soliman, auquel il fut presenté par le despote de Servie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Prince qui gouverne avec une autorité arbitraire et absolue. Les despotes de l'Asie. Par extension, prince qui abuse ou que l'on suppose abuser d'une autorité qui en soi n'est pas absolue. Quelques-uns traitent Louis XIV de despote.

    Comment l'honneur serait-il souffert chez le despote ? il fait gloire de mépriser la vie, et le despote n'a de force que parce qu'il peut l'ôter — Montesquieu (1689-1755)

    Ces despotes altiers partagent l'univers — Voltaire (1694-1778)

  2. Fig. Personne qui s'arroge une autorité tyrannique. Cet homme, cette femme est un despote dans sa famille. Par extension, celui, celle qui abuse de son autorité en un moment donné pour faire faire à un autre ce qui ne lui convient pas.

    Quel diable de petit despote mon oncle s'est donné là [sa femme] ! — BAYARD et POTRON

Étymologie : Δεσπότης, maître, qu'on rattache à une origine sanscrite : dasa, contrée, et patis, maître.

Historique : XIVe s. En grec despotes, c'est seigneur de la chose de laquelle il puet dire : ce est mien

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Souverain qui gouverne avec une autorité arbitraire et absolue. Gouverner en despote. Secouer le joug d’un despote.

  2. Il se dit figurément de Quiconque exerce ou s’arroge une autorité absolue, oppressive, tyrannique. Cet homme, qui paraît si doux dans le monde, est un despote dans sa famille. Cet enfant est un petit despote. Quel despote que cette femme!

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • despotes — pluriel — /dɛspɔtə/
  • despote — singulier — /dɛspɔtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée despote#20283.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.