dérouté
adjectif, /dɛʁute/ ou /deʁute/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Qui a perdu la bonne voie. Les chiens déroutés par le lièvre. Fig.
Les jansénistes sont un peu déroutés de leur voir tant de conscience, dont ils ne les soupçonnaient pas — D'Alembert (1717-1783)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- déroutées — pluriel féminin — /deʁute/ ou /dɛʁute/
- déroutés — pluriel masculin — /deʁute/ ou /dɛʁute/
- déroutée — singulier féminin — /deʁute/ ou /dɛʁute/
- dérouté — singulier masculin — /deʁute/ ou /dɛʁute/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dérouté#23656.
déroute
nom, féminin, /deʁutə/ ou /dɛʁutə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Fuite de troupes rompues et en désordre.
Et contre son beau-père ayant besoin d'asiles, Sa déroute orgueilleuse en cherche aux mêmes lieux Où contre les titans en trouvèrent les dieux — Pierre Corneille (1606-1684)
Je me vis en déroute avec toutes mes forces — Pierre Corneille (1606-1684)
Déroute se dit aussi de la déconfiture ou déconvenue qu'éprouve une personne ou un parti. Mettre quelqu'un en déroute, le battre dans une discussion, le mettre hors d'état de répondre. Familièrement. Être, se mettre en déroute, se déranger. Il ne travaille plus depuis huit jours, il s'est mis en déroute, en pleine déroute ; le voilà encore en déroute.
Pour les mettre en déroute eux et tous leurs complices, Je n'ai qu'à déployer l'appareil des supplices — Pierre Corneille (1606-1684)
Le cavalier en désordre sortit en déroute, croyant être ensorcelé [il s'agit d'aiguillettes nouées] — Mme de Sévigné (1626-1696)
Fig. Renversement total des affaires de quelqu'un.
Elle en use comme on en use dans la déroute des familles — Massillon (1663-1742)
C'est ainsi que souvent par une forcenée Une triste famille à l'hôpital traînée Voit ses biens en décret sur tous les murs écrits De sa déroute illustre effrayer tout Paris — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Ancien participe derout ou deront, qui signifie rompu, dispersé, du latin diruptus, de de ou di, et ruptus, rompu (voy. ROUTE et ROMPRE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Fuite de troupes qui ont été défaites ou qui ont pris l’épouvante d’elles- mêmes. Déroute complète. Dans la déroute, il se fit un grand carnage. Mettre une armée, mettre l’ennemi en déroute.
Il se dit figurément de la Ruine des affaires de quelqu’un. Ses affaires sont en déroute. Cet accident a mis la déroute dans ses affaires.
Fig. et fam., Mettre quelqu’un en déroute dans une dispute, Le déconcerter, le mettre hors d’état de répondre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- déroutes — pluriel — /deʁutə/ ou /dɛʁutə/
- déroute — singulier — /deʁutə/ ou /dɛʁutə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée déroute#23653.