dérivation
nom, féminin, /dɛʁivasjɔ̃/ ou /deʁivasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Terme de marine. L'action de sortir de sa route. La dérivation d'un vaisseau.
Terme de balistique. Écart que fait hors de sa direction un projectile en vertu de sa forme et de la résistance de l'air.
Étymologie : Dériver 3.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Action de dériver des eaux courantes. La dérivation d'un fleuve. La dérivation de la Durance. Canal de dérivation, canal par lequel on fait venir les eaux pour les porter dans un réservoir.
Terme de médecine. Action par laquelle le sang ou les humeurs sont attirés vers une partie, à l'effet de les détourner d'une autre où ils pourraient causer des accidents. Dans plusieurs affections du cerveau, on agit par dérivation sur le canal intestinal à l'aide de purgatifs.
Terme de grammaire. Manière dont les mots d'une même racine se forment les uns des autres par le changement de désinences. Les règles de la dérivation.
Fig.
Le titre de chevalerie que les rois d'Angleterre donnent aux citoyens est une dérivation de l'ancienne chevalerie — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Provenç. derivatio ; espagn. derivacion ; ital. derivazione ; du latin derivationem, de derivare, dériver 2.
Historique : XVIe s. Chercher la derivation des comparatifs Elle [l'éducation] ne nous a pas apprins de suyvre et embrasser la vertu et la prudence, mais elle nous en a imprimé la derivation et l'étymologie Ventouses avec scarifications pour faire vacuation, derivation, et revulsion des humeurs superflus coulans sur quelque partie Jupiter surnommé ferestrien, suivant la derivation de ceste parole grecque, qui signifie porter
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de dériver des eaux. Canal de dérivation.
Il signifie également, en termes de Médecine, Action de détourner une irritation, une cause morbide, de l’attirer d’une partie vers une autre où ses effets sont moins dangereux. Mettre un sinapisme pour opérer une dérivation.
Il désigne, en termes de Grammaire, l’Action de faire sortir un mot d’un autre, soit en ajoutant un suffixe à son radical (Dérivation propre), soit en le faisant passer de la classe de mots à laquelle il appartient dans une autre (Dérivation impropre). Montagne, montueux, monticule sont formés de Mont par dérivation propre. Le devoir, un adjoint, un solide, le pour et le contre sont des mots de dérivation impropre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dérivations — pluriel — /deʁivasjɔ̃/ ou /dɛʁivasjɔ̃/
- dérivation — singulier — /deʁivasjɔ̃/ ou /dɛʁivasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dérivation#23623.