déprédation
nom, féminin, /dɛpʁɛdasjɔ̃/ ou /depʁedasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Pillage avec dégât. Les déprédations des corsaires. Faire des déprédations.
Voilà dans un Anglais le premier modèle de la réformation anglicane et de la déprédation des églises — Bossuet (1627-1704)
Après la déprédation de tant de maisons régulières [couvents], les peuples se trouvèrent chargés d'impôts — François de Maucroix (1619-1708)
Malversation. Les déprédations qui se commettent dans un État. On dit aussi, en affaires privées, la déprédation des biens d'un pupille.
Il est vrai que faire le procès du surintendant [Fouquet], c'était accuser la mémoire du cardinal Mazarin ; les plus grandes déprédations dans les finances étaient son ouvrage — Voltaire (1694-1778)
Comme les chefs de la colonie avaient partagé avec les officiers subalternes le prix de cette déprédation, il ne se trouva personne qui pût rétablir l'ordre — Raynal (1713-1796)
Étymologie : Lat. depraedatio, de depraedari, dépréder.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Vol, pillage fait avec dégât. Faire, commettre des déprédations.
Il se dit particulièrement des Malversations commises dans l’administration ou la régie de quelque chose. Les déprédations qui se commettent dans un état. La déprédation des finances. La déprédation des biens d’un pupille.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- déprédations — pluriel — /depʁedasjɔ̃/ ou /dɛpʁɛdasjɔ̃/
- déprédation — singulier — /depʁedasjɔ̃/ ou /dɛpʁɛdasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée déprédation#23559.