déportement

déportement

nom, masculin, /dɛpɔʁtəmɑ̃/ ou /depɔʁtəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Conduite bonne ou mauvaise. Ce sens a vieilli.

    Les mauvais déportements des jeunes gens viennent le plus souvent de leur mauvaise éducation — Molière (1622-1673)

    Je crois qu'on ne voit rien dans mes déportements Qui puisse mériter ces mauvais traitements — Tristan L'Hermite (1601-1655)

  2. Au plur. Mauvaise conduite, mœurs dissolues.

    Sur leurs déportements il faut fermer les yeux — Rotrou (1609-1650)

    Ses déportements donnent prise à tout le monde — LE COMTE DE BUSSY

  3. Terme de modeleur. Dimension superflue, destinée à compenser le retrait qu'un modèle en terre doit éprouver.

Étymologie : Déporter.

Historique : XVIe s. Ayant tant faict d'insignes et valeureux gestes, braves et admirables deportements Ce doibt estre un grand contentement à un pere vieil de mettre luy mesme ses enfants en train du gouvernement de ses affaires, et de pouvoir pendant sa vie contrerooller leurs deportements

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Mauvaise manière de vivre. Il ne s’emploie guère qu’au pluriel. Déportements scandaleux. Veiller sur les déportements de quelqu’un. Elle a été chassée pour ses déportements.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • déportements — pluriel — /depɔʁtəmɑ̃/ ou /dɛpɔʁtəmɑ̃/
  • déportement — singulier — /depɔʁtəmɑ̃/ ou /dɛpɔʁtəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée déportement#23494.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.