dénûment
nom, masculin, /denymɑ̃/ ou /dɛnymɑ̃/
Voir aussi : variante de dénuement
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Dépouillement des choses nécessaires. Cette famille est dans le dénûment le plus complet. Terme de la vie spirituelle. Le dénûment des biens sensibles, disposition contraire au goût et à l'attachement naturel qu'on a pour les objets des sens.
La route avait détruit leur chaussure.... ils cachaient avec soin leur dénûment devant leur empereur et se paraient de leurs armes éclatantes et bien réparées — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
D'abord le vin manqua, puis la bière, même l'eau-de-vie, enfin l'on fut réduit à l'eau, qui souvent manqua à son tour ; il en fut de même pour les aliments, de même pour les autres nécessités de la vie ; et dans ce dénûment graduel le découragement de l'âme suivait l'affaiblissement successif du corps — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Étymologie : Dénuer.
Historique : XVe s. Elles avoient donnez leurs joyaux et leurs habits de si grant cueur aux chevaliers, qu'elles ne se appercevoient de leurs desnuement et desvestement XVIe s. Carie de l'os, desnuement avecques perdition de la couverture
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- dénûments — pluriel — /denymɑ̃/ ou /dɛnymɑ̃/
- dénûment — singulier — /denymɑ̃/ ou /dɛnymɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dénûment#23339.