démarcation
nom, féminin, /dɛmaʁkasjɔ̃/ ou /demaʁkasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de marquer, de limiter. Ligne de démarcation, ligne fictive que le pape Alexandre VI fit tracer d'un pôle à l'autre pour donner en partage les Indes orientales aux Portugais et les occidentales aux Espagnols. Par extension. Ligne de démarcation, toute ligne tracée sur un terrain pour y fixer des limites.
Le prétexte politique de cette espèce d'insurrection sacerdotale, c'est, messieurs, que la même puissance qui a changé l'ancienne distribution du royaume, ne pouvait rien changer à l'ancienne démarcation des diocèses sans le concert de la puissance spirituelle — Mirabeau (1749-1791)
Fig. Séparation, distinction. La démarcation entre la noblesse et la bourgeoisie.
La démarcation des classes en Allemagne devait anéantir l'esprit militaire parmi les bourgeois — Mme de Staël (1766-1817)
Étymologie : Dé.... préfixe, dans le sens affirmatif, et marquer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de marquer, de délimiter. Il s’emploie surtout dans l’expression Ligne de démarcation, Toute ligne tracée sur une carte, etc., pour marquer les limites de deux territoires, de deux propriétés. Fig., Tracer une ligne de démarcation entre le pouvoir administratif et le pouvoir judiciaire. La ligne de démarcation qui sépare la physique de la chimie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- démarcations — pluriel — /demaʁkasjɔ̃/ ou /dɛmaʁkasjɔ̃/
- démarcation — singulier — /demaʁkasjɔ̃/ ou /dɛmaʁkasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée démarcation#23090.