déjuger (se)

déjuger (se)

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Rapporter le jugement qu'on avait porté ; se dit d'une personne ou d'une compagnie qui, après avoir soutenu une opinion ou pris une résolution, en soutient ou en prend une toute contraire. La compagnie avait décidé hier en ce sens, aujourd'hui elle s'est déjugée.

Étymologie : Dé.... préfixe, et juger. Au XIIe siècle dejuger (dé.... préfixe, est augmentatif) signifie juger ; au XIIIe, on le trouve avec le sens de condamner et de refuser de reconnaître pour juge, où dé.... a le sens de révoquer, priver.

Historique : XIIe s. Et ore [ils] dejugent [jugent] les oevres orribles et mortels XIIIe s. Mais l'autre jugement n'aront gaires mellor Ke cil qui desjugerent [condamnèrent] à tort nostre segnor Avez veü d'un lecheor Qui vostre cort a desjugiée [rejetée] Et honie vostre maisniée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. pron.

  1. Revenir sur un jugement qu’on avait porté, prendre le parti contraire de celui qu’on avait d’abord adopté. La Chambre s’est déjugée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DÉJUGER (SE).

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.