défection

défection

nom, féminin, /defɛksjɔ̃/ ou /dɛfɛksjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action d'abandonner un parti auquel on appartient. La défection est générale. La défection des alliés était à craindre. Par extension.

    La défection des Caraïbes rouges qui ne voulurent donner contre leurs rivaux aucun des secours qu'ils avaient promis à des alliés trop dangereux.... — Raynal (1713-1796)

    Quand Napoléon apprit cette nouvelle [la capitulation du général Partouneaux], saisi de douleur, il s'écria : Faut-il donc, lorsque tout semblait sauvé comme par miracle, que cette défection vienne tout gâter ? L'expression était impropre, mais la douleur la lui arracha — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

  2. Terme d'astrologie. Éclipse.

Étymologie : Lat. defectionem, de deficere (voy. DÉFECTIF).

Historique : XIIe s. Pur ço voleit li reis, e il e si barun, Que, se nuls ordenez [prêtre] fust pris à mesprisun, Cumme de larrecin u murdre u traïsun, Dunc fust desordenez par itele raisun, E puis livré à mort e à desfactiun XVe s. Ilz estoient en dangier d'estre prins par force, veu la deffection de leur seigneur [la défaite et la mort de Charles de Bourgogne]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action d’abandonner un parti auquel on est lié. La défection des alliés.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • défections — pluriel — /defɛksjɔ̃/ ou /dɛfɛksjɔ̃/
  • défection — singulier — /defɛksjɔ̃/ ou /dɛfɛksjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée défection#22631.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.