défaveur
nom, féminin, /defavœʁ/ ou /dɛfavœʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Perte de la faveur.
Courtisan morfondu, frénétique et rêveur, Portrait de la disgrâce et de la défaveur — Mathurin Régnier (1573-1613)
La défaveur et la pauvreté ne lui sont point fâcheuses, quand il les souffre — Guez de Balzac (1597-1654)
Discrédit. La défaveur des effets publics.
Étymologie : Dé.... préfixe, et faveur.
Historique : XVIe s. Et comme M. de la Fleur, avec une mine fort dedaigneuse, en tournant l'eschine, montroit au frater toutes sortes de deffaveurs Desertion qui fut telle defaveur [dommage] pour le roy que vous pouvez estimer, veu mesmement que le camp de l'ennemy n'estoit logé qu'à demy mille de nous Il me suffit, soubz la faveur de la fortune, me preparer à sa desfaveur Les Atheniens, pour apparier la desfaveur de ces deux actions [enfanter et mettre à mort], ayants à mundifier l'isle de Delos et se justifier envers Apollo, deffendirent aux pourpris d'icelle tout enterrement et tout enfantement ensemble
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Cessation de faveur, disgrâce. Il est tombé dans une cruelle défaveur. Il est en défaveur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- défaveurs — pluriel — /defavœʁ/ ou /dɛfavœʁ/
- défaveur — singulier — /defavœʁ/ ou /dɛfavœʁ/
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