défaillance
nom, féminin, /defajɑ̃sə/ ou /dɛfajɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
État de ce qui fait défaut. Terme de jurisprudence. Défaut d'accomplissement d'une clause au temps fixé. Ancien terme d'astronomie. Défaillance d'un astre, éclipse.
Si la défaillance de la race masculine d'Aaron eût dû arriver, Dieu l'aurait prévue — Fénelon (1651-1715)
Agathocle rassura ses soldats, en leur faisant entendre que ces sortes de défaillances des astres marquaient toujours un changement dans l'état présent — Rollin (1661-1741)
Défaillance de nature, état d'une personne en qui l'âge, les fatigues, les maladies ont usé les forces vitales.
Cette suite de changements, en nos corps par la défaillance de la nature, en nos âmes par l'instabilité de nos désirs — Fléchier (1632-1710)
Son zèle la soutint dans les défaillances de la nature — Fléchier (1632-1710)
Évanouissement, ou, plus précisément, diminution soudaine et plus ou moins marquée de l'action du cœur, qui constitue le premier degré de la syncope.
Il lui prit une défaillance — Vaugelas (1585-1650)
Le sang qu'on perd en abondance Fait ordinairement tomber en défaillance — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Fig.
Mon cœur tombait en défaillance ; je ne pouvais plus rappeler ma raison — Fénelon (1651-1715)
Avoir, dans les défaillances de l'âge, le même goût pour le monde — Massillon (1663-1742)
Terme de chimie ancienne. Déliquescence. Huile de tartre par défaillance, mélange de potasse et de carbonate de potasse devenu liquide par l'effet de son exposition à l'air.
Étymologie : Défaillant ; provenç. defaillensa, defalensa.
Historique : XIIe s. Et s'en tel point leur faisiez defaillance, Saint et martir, apostre et inocent Se plainderoient de vous au jugement XIIIe s. Mès si cum li ombre ne pose, En l'air oscurci, nule chose Fors defaillance de lumiere XIVe s. Les vertuz sont superhabundances ou regart des vices qui sont defaillances, et ces vertus meismes ce sont defaillances ou deffautes ou regart des vices qui sunt en superhabundance XVIe s. Memoire monstrueuse en defaillance [Teigneux ou bossu, un père avoue son fils] non qu'il ne s'aperçoive de sa defaillance Qu'il feust huict jours sans prendre aulcun aliment, quelque d…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Perte momentanée des forces physiques accompagnée souvent d’une perte de connaissance. Tomber en défaillance. Il lui a pris une défaillance. Avoir de fréquentes défaillances.
Il se dit figurément de la Perte momentanée des forces morales. Dans cette vie d’ailleurs si belle il y eut de tristes défaillances.
Il se disait aussi du Fait de faire défaut. La défaillance de la ligne masculine fit passer le trône dans une autre famille. Spécialement, Défaillance d’un astre, éclipse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- défaillances — pluriel — /defajɑ̃sə/ ou /dɛfajɑ̃sə/
- défaillance — singulier — /defajɑ̃sə/ ou /dɛfajɑ̃sə/
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