dédit
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
part. passé
Qui a été désavoué. Dédit par ceux qui l'avaient chargé de parler.
De peur d'en être dédit, il n'osa nommer son successeur — Bossuet (1627-1704)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DÉDIT, ITE#sens1.
dédit
nom, masculin, /dedi/ ou /dɛdi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Révocation d'une parole donnée. Fig. Cet homme a son dit et son dédit, c'est-à-dire il est inconstant, on ne peut se fier à sa parole.
Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son dédit — David-Augustin de Brueys (1640-1723)
Somme stipulée et due par celui qui ne remplit pas les termes d'une convention. Acte qui garantit cette stipulation. Le dédit fut déposé chez un notaire.
Mais songez au dédit, il faut surtout le mettre — Hauteroche (1617-1707)
Qu'avec un grand plaisir, dédit, je te déchire — DUFRÉNY
Étymologie : Dédit 1 ; génev. dédite, s. f.
Historique : XIVe s. Mais les deux spermes dessus dicts Sont composez ; c'est sans desdicts, Des quatre elements seulement XVe s. Fut conclue une trefve à deux mois de desdit XVIe s. Le repentir n'est qu'une desdicte de nostre volonté
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Révocation d’une parole donnée. Avoir son dit et son dédit, être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d’avis.
Il signifie plus ordinairement Peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n’en remplira pas les conditions. Un dédit est le plus souvent une somme à payer. Stipuler un dédit. Convenir d’un dédit. Il y a dix mille francs de dédit. Payer le dédit.
Il s’applique, par extension, à l’Acte même où se trouve stipulée la peine, l’indemnité encourue par celui ou celle qui se dédira. Le notaire qui avait rédigé le dédit en demeura dépositaire. Les deux parties s’étant arrangées, on déclara le dédit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dédits — pluriel — /dedi/ ou /dɛdi/
- dédit — singulier — /dedi/ ou /dɛdi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dédit#22585.