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dédit

dédit

nom, masculin · /dedi/ ou /dɛdi/

Usage : peu fréquent (0.23 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Droit. Clause d'un contrat fixant la somme due par la partie qui renonce à son engagement ou n'en respecte pas les conditions.

    Le contrat prévoit un dédit de dix pour cent en cas d'annulation.

    « Mais songez au dédit, il faut surtout le mettre »Hauteroche (1617-1707)

  2. Fait de revenir sur une parole donnée, de se rétracter d'un engagement pris.

    « Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son dédit »David-Augustin de Brueys (1640-1723)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • dédits : pluriel · /dedi/ ou /dɛdi/
  • dédit : singulier · /dedi/ ou /dɛdi/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 2 · 2 sens

s. m.

  1. Révocation d'une parole donnée. Fig. Cet homme a son dit et son dédit, c'est-à-dire il est inconstant, on ne peut se fier à sa parole.

    Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son déditDavid-Augustin de Brueys (1640-1723)

  2. Somme stipulée et due par celui qui ne remplit pas les termes d'une convention. Acte qui garantit cette stipulation. Le dédit fut déposé chez un notaire.

    Mais songez au dédit, il faut surtout le mettreHauteroche (1617-1707)

    Qu'avec un grand plaisir, dédit, je te déchireDUFRÉNY

Étymologie : Dédit 1 ; génev. dédite, s. f.

Historique : XIVe s. Mais les deux spermes dessus dicts Sont composez ; c'est sans desdicts, Des quatre elements seulement XVe s. Fut conclue une trefve à deux mois de desdit XVIe s. Le repentir n'est qu'une desdicte de nostre volonté

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. m.

  1. Révocation d’une parole donnée. Avoir son dit et son dédit, être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d’avis.

  2. Il signifie plus ordinairement Peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n’en remplira pas les conditions. Un dédit est le plus souvent une somme à payer. Stipuler un dédit. Convenir d’un dédit. Il y a dix mille francs de dédit. Payer le dédit.

  3. Il s’applique, par extension, à l’Acte même où se trouve stipulée la peine, l’indemnité encourue par celui ou celle qui se dédira. Le notaire qui avait rédigé le dédit en demeura dépositaire. Les deux parties s’étant arrangées, on déclara le dédit.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée dédit#22585.

Entrées anciennes, hors de la nomenclature actuelle

Attestées par un témoin historique, absentes de la nomenclature contemporaine (Morphalou). Mots disparus.

dédit

adjectif

Voir aussi : participe passé de dédire

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 1 · 1 sens

part. passé

  1. Qui a été désavoué. Dédit par ceux qui l'avaient chargé de parler.

    De peur d'en être dédit, il n'osa nommer son successeurBossuet (1627-1704)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0, entrée DÉDIT, ITE#sens1.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.