dédale

dédale

nom, masculin, /dedalə/ ou /dɛdalə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Lieu où l'on s'égare, à cause de la complication des voies et des détours.

    Dans les dédales verts que formaient les halliers — La Fontaine (1621-1695)

    Là, dans leur course fugitive, Des ruisseaux semblent plus beaux Que des ondes que l'art captive Dans un dédale de canaux — Gresset (1709-1777)

  2. Fig. Embarras, complication, confusion.

    Bref, perdez tout à fait mon âme épouvantée, Ou l'ôtez du dédale où vous l'avez jetée — Jean Mairet (1604-1686)

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue Par un commun trépas, Est-ce quelque dédale où ta raison perdue Ne se retrouve pas ? — Malherbe (1555-1628)

Étymologie : Δαίδαλος, Dédale, nom d'un artiste mythologique, constructeur du labyrinthe de Crète, et dont le nom a passé à toute espèce de labyrinthe.

Historique : XIIIe s. C'est la maison Dedalu, à sa devise Set cascun entrer, Et tout i sont detenu

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Labyrinthe, lieu où l’on s’égare, où l’on se perd, à cause de la complication des détours. Il ne s’emploie guère qu’au figuré et signifie Embarras dont il est très difficile de sortir, choses très compliquées qu’il est difficile de concevoir nettement ou de débrouiller. Cela vous engagera dans un dédale de procédures. Ne vous engagez pas dans ce dédale d’intrigues. Le dédale des lois. Cette affaire est un vrai dédale.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • dédales — pluriel — /dedalə/ ou /dɛdalə/
  • dédale — singulier — /dedalə/ ou /dɛdalə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée dédale#22573.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.