dédain
nom, masculin, /dɛdɛ̃/ ou /dedɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Sorte de mépris qu'on exprime par l'air, le ton et les manières.... Prendre en dédain, concevoir du dédain pour quelqu'un ou pour quelque chose.
Et par moi Don Rodrigue a vaincu son dédain — Pierre Corneille (1606-1684)
Ah ! seigneur, je n'ai pas eu ce dédain qui empêche de jeter les yeux sur les mortels trop rampants et qui fait dire à l'âme arrogante : il n'y a que moi sur la terre — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Dédaigner ; provenç. desdaing, desdenh ; catal. desdeny ; espagn. desdeño ; portug. desdem ; ital. disdegno.
Historique : XIIIe s. Mès cis [Narcisse] fu por sa grant biauté Pleins de desdaing et de fierté Vous ne devez mie avoir en desdaing ce que Dieu fist pour nostre enseignement XVe s. Si ne fut mie courroucé quand il ouit dire et recorder le grand deplaisir que on avoit fait à son neveu, et aussi en quel desdaing [déplaisir] il l'avoit pris Il ne sçavoit si le seigneur de Lescandelour rassembloit sa gent pour lui revenir courir sus par grand ire et desdaing XVIe s. Dequoy les gentilshommes françois qui vous accompagnoient, avoient depit et desdain Toutesfois ma curiosité me fit passer mon desdain [honte] À fi…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Mépris exprimé par l’air, le ton, le maintien. Recevoir avec dédain. Il lui témoigna beaucoup de dédain. Essuyer les dédains de quelqu’un.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- dédains — pluriel — /dedɛ̃/ ou /dɛdɛ̃/
- dédain — singulier — /dedɛ̃/ ou /dɛdɛ̃/
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