déchéance
nom, féminin, /dɛʃɛɑ̃sə/ ou /deʃeɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de déchoir, dégénération.
Aimer une chose, c'est se complaire dans sa possession, sa grâce, son accroissement, craindre sa privation, ses déchéances.... — Vauvenargues (1715-1747)
Terme de jurisprudence. Perte d'un droit, pour défaut d'accomplissement d'une formalité dans un délai déterminé.
Perte de la couronne, du trône. La déchéance de Louis XVI prononcée par l'assemblée.
Étymologie : Déchoir ; provenç. dechazensa, descazensa ; espagn. decadencia ; ital. scadenza.
Historique : XIIe s. Mais jo quit [pense] dire veir de cele decaance ; Petit à petit est venuz à repentance
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de faire déchoir ou état de celui qui est déchu. Après les hautes fonctions qu’il a remplies, la place qu’il occupe actuellement est une déchéance. Il est tombé si bas, qu’il n’a plus même le sentiment de sa déchéance. Le Sénat prononça la déchéance de Napoléon.
En termes de Jurisprudence et d’Administration, il se dit de la Perte d’un droit. à peine de déchéance. Déchéance de privilège. Prononcer une déchéance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- déchéances — pluriel — /deʃeɑ̃sə/ ou /dɛʃɛɑ̃sə/
- déchéance — singulier — /deʃeɑ̃sə/ ou /dɛʃɛɑ̃sə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée déchéance#22287.