déception
nom, féminin, /desɛpsjɔ̃/ ou /dɛsɛpsjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de décevoir, tromperie. Il s'indigna de tant de déceptions.
Erreur, fausse attente. Il a éprouvé de grandes déceptions.
Étymologie : Provenç. deceptio ; anc. espagn. decepcion ; du latin deceptionem, de decipere (voy. DÉCEVOIR).
Historique : XIIIe s. Par foi ci ne sai-je respondre, Fors tant que tel deception Vient de la fole vision Des iex qui parées les voient XIVe s. Telles gens sont larrons à Dieu, qui quierent leurs vies par telles malices et deceptions Et ainsi est deception, car ils deçoivent les gens, et font faulx seremens XVe s. Force m'est que si je veux parvenir à mes fins, que par cautelle et deception je la gagne XVIe s. Au lieu desquels entrerent flaterie, Deception, trahison, menterie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Le fait d’être déçu. Il a éprouvé dans sa vie bien des déceptions. Déception cruelle. C’est pour moi une véritable déception.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- déceptions — pluriel — /desɛpsjɔ̃/ ou /dɛsɛpsjɔ̃/
- déception — singulier — /desɛpsjɔ̃/ ou /dɛsɛpsjɔ̃/
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