débrailler (se)

débrailler (se)

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Déranger d'une manière peu convenable les vêtements qui couvrent la poitrine et le ventre. Il se débraille à chaque instant.

  2. V. a. Rendre débraillé, déranger la mise.

    Pourquoi ne pas débrailler ce saint ? Pourquoi n'en vois-je ni la poitrine ni le cou ? — Diderot (1713-1784)

Étymologie : Dé.... préfixe, et braies : débraillé ou esbraillé, c'est proprement avoir ses braies mal attachées. Le changement de ie en ll mouillées peut faire naître quelque doute ; mais il était facilité par l'ancien mot braiel, ceinture qu'on mettait au-dessus des braies.

Historique : XVIe s. Tout esbraillé et destaché comme s'il venoit de la garderobbe

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. pron.

  1. Se découvrir la gorge, l’estomac avec quelque indécence. Se débrailler devant tout le monde. Un homme tout débraillé. Une femme débraillée.

  2. Le participe passé s’emploie figurément et familièrement et signifie Qui est négligé, trop libre dans ses manières, dans sa conduite. Un jeune homme débraillé. Substantivement, On lui reprocha le débraillé de sa tenue.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DÉBRAILLER (SE).

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.