débordément
adverbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
Néologisme. D'une façon débordée, immorale.
Étymologie : Débordé, et le suffixe ment.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée DÉBORDÉMENT.
débordement
nom, masculin, /dɛbɔʁdəmɑ̃/ ou /debɔʁdəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
État d'un fleuve, d'une rivière qui franchit les bords de son lit. Par extension, évacuation prompte et copieuse de quelque matière excrémentielle.
Les ravages d'un fleuve en son débordement — Rotrou (1609-1650)
Strabon remarque que, sous Pétrone gouverneur d'Égypte, lorsque le débordement du Nil montait à douze coudées, la fertilité était fort grande — Rollin (1661-1741)
Fig. Irruption de multitudes. Le débordement des barbares dans l'empire romain.
L'Europe courait risque, si Charles Martel ne se fût opposé à ce débordement d'infidèles — François de Maucroix (1619-1708)
Excès des passions, des crimes. Dissolution de mœurs. Vivre dans le débordement.
Les fleuves teints de sang.... Par le débordement de tant de parricides — Pierre Corneille (1606-1684)
En reprochant à ceux qui la composent [une cour] leurs mœurs corrompues et leurs débordements — Bourdaloue (1632-1704)
Effusion. Débordement de paroles. Débordement d'écrits, de pamphlets, etc. se dit d'écrits, de pamphlets, etc. qui se multiplient et se répandent.
Vient-on de placer quelqu'un dans un nouveau poste, c'est un débordement de louanges en sa faveur — La Bruyère (1645-1696)
Quand tu auras essuyé ce débordement de ma philosophie — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Déborder.
Historique : XVIe s. La nature s'oublie tellement qu'au lieu d'une crise elle fait une hypercrisie, et, au lieu d'une evacuation juste et moderée, fait un desbordement desreglé et pernicieux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action de déborder. Le débordement du Nil. Le débordement de la Seine. Les débordements qui ont désolé cette province.
Il se dit, par extension, d’un écoulement d’humeurs très abondant. Avoir un débordement de bile, un débordement d’humeurs.
Il se dit figurément de l’Irruption d’une grande multitude dans un pays qu’elle veut envahir. Le débordement des barbares dans l’empire romain, sur l’empire romain.
Il se dit aussi, figurément, en parlant des Paroles, des écrits, des injures, des louanges, etc., lorsqu’on les répand ou qu’on les débite avec profusion. Un débordement d’injures. Un débordement de louanges. Un débordement d’écrits, de mauvais livres.
Il signifie encore figurément Dissolution, débauche. Honteux, scandaleux débordement. Le débordement des moeurs.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- débordements — pluriel — /debɔʁdəmɑ̃/ ou /dɛbɔʁdəmɑ̃/
- débordement — singulier — /debɔʁdəmɑ̃/ ou /dɛbɔʁdəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée débordement#21991.