cuvé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Le vin trop cuvé sent la rafle. Fig. Cet homme, sa colère cuvée, se repentit de ce qu'il avait fait.
Ces gens qui, leur boisson cuvée.... — La Fontaine (1621-1695)
Assez souvent d'un vin bien pris et mal cuvé Je vous ai vu le chef plus lourd qu'à l'ordinaire — Regnard (1655-1709)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CUVÉ, ÉE.
cuve
nom, féminin, /kyvə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Grand vaisseau de bois qui n'a de fond que d'un côté, composé de douves, lié avec des cerceaux en bois ou en fer, et dans lequel se met la vendange. La cuve de Clairvaux passait pour tenir quatre cents muids. À fond de cuve, en manière de grande cuve. Fossé à fond de cuve, fossé qui n'a point de talus. Fig. Déjeuner, dîner à fond de cuve, déjeuner, dîner amplement.
Les celliers sont ouverts, la cuve est réparée — ST-LAMBERT
Près de la cuve qui bouillonne On voit s'égayer le vieillard — Béranger (1780-1857)
Par extension, grand vaisseau de bois en forme de cuve, dans lequel se font diverses opérations. Cuve de brasseur. Cuve de teinturier.
Grand vase en pierre, en marbre, en bronze destiné à contenir de l'eau, tel que les baignoires, les fonts baptismaux.
Nom, dans les laboratoires, de vases rectangulaires, en bois ou en pierre, remplis d'eau ou de mercure, et dans lesquels on manipule les gaz.
Terme de forges. Partie cylindrique et centrale du haut fourneau, dans laquelle s'opèrent les charges et qui est superposée à la partie dite les étalages.
Cuve de Vénus, un des noms du chardon à foulon.
Étymologie : Berry, cube, cue ; wallon, coûve ; provenç. et espagn. cuba ; du latin cupa ; comparez coupe, vase.
Historique : XIIe s. Isnelement fu li fons aprestés ; C'est une cueve de vert marbre listés XIIIe s. Si m'estuet que j'aille as estuves, Tout aions nous ceans des cuves ; N'i vaudroit riens baing sans estuves Malbailiz fu et deceüz, Car dedenz la cuve est cheüz XIVe s. Fist le roy dreser pierres et mangonneaulx et une tour sus quatre roes et une cuve de boys, et fist apareiller et amasser quant que il peut assembler de tourmens [machines de guerre], puis les fist lancer de toutes parts et assaillir par grant vertu XVe s. Et y a un très beau clos.... et dedans ce clos, très grand foison de vignobles ; car, …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Grand récipient de bois ou de maçonnerie dont on se sert ordinairement pour fouler la vendange ou pour y laisser fermenter le vin nouveau avec la grappe.
On le dit aussi de Quelques autres récipients à peu près de même nature, dont on se sert pour faire de la bière et pour divers autres usages. Cuve de brasseur, de teinturier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cuves — pluriel — /kyvə/
- cuve — singulier — /kyvə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cuve#19640.