curiale
nom, masculin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme d'histoire romaine. Membre de la classe appelée aux honneurs et aux charges des cités sous l'Empire.
La seconde classe des citoyens était celle des curiales ou décurions, c'est-à-dire des propriétaires aisés, membres, non du sénat romain, mais de la curie ou corps municipal de leur cité — GUIZOT
Aucun curiale ne pouvait, par un acte personnel et volontaire, sortir de sa condition ; il leur était interdit d'habiter la campagne, d'entrer dans l'armée, d'occuper des emplois qui les auraient affranchis des fonctions municipales, avant d'avoir passé par toutes ces fonctions, depuis celle de simple membre de la curie jusqu'aux premières magistratures de la cité — ID.
Étymologie : Latin, curialis, de curia, curie. Vers la fin de l'empire curialis avait reçu parfois le sens de courtisan ; ce sens fut repris dans la latinité du moyen âge ; et au XVe siècle on voit, dans le français, curial avec le sens de courtisan : Ô curial, tant en court a d'envie Et de tourment qui d'accroistre ne cesse, Que dire puis partout sans villenie : Foulz la poursuit, et sages la delesse Dieux, qu'à ces cours ont de dueil et de peine Ces curiaux qui dedans sont boutés Cet emploi de curial vint d'une confusion avec une fausse étymologie de cour (voy. COUR).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CURIALE.