culée

culée

nom, féminin, /kyle/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme d'architecture. Massif de maçonnerie qui soutient, dans leur poussée, les voûtes des dernières arches d'un pont. Culée d'arc-boutant, pilier qui soutient les retombées d'un arc-boutant d'église. Terme de ponts et chaussées. Rang de pieux pour soutenir les terres.

  2. La culée du cuir est la partie la plus proche de la queue de l'animal.

  3. Terme de marine. Action de culer, chemin fait par l'arrière ; coup que la quille d'un vaisseau donne quelquefois contre le fond.

    Schouten, en parlant d'un tremblement de terre qui se fit aux îles Moluques, dit que les montagnes furent ébranlées, et que les vaisseaux qui étaient à l'ancre sur trente ou quarante brasses, se tourmentèrent comme s'ils se fussent donné des culées sur le rivage — Buffon (1707-1788)

  4. Terme d'eaux et forêts. Souche.

Étymologie : Culer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Architecture — Grosse masse de pierre qui soutient la voûte des dernières arches d’un pont et toute leur poussée.

  2. En termes de Marine, il signifie Action de culer.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • culées — pluriel — /kyle/
  • culée — singulier — /kyle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée culée#19564.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.