cuisson
nom, féminin, /kɥisɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de cuire ; opération qui consiste à soumettre dans des vases, et pendant un temps limité, à l'action d'une température d'au moins 100°, des substances organiques solides ou dissoutes. Pain de cuisson, le pain de ménage que l'on fait chez soi. Cuisson du sucre, se dit de la préparation du sirop de sucre.
Espèce de douleur, qui est causée par une brûlure légère, par la piqûre des orties, par certaines affections cutanées, par le frottement trop prolongé des parties.
Étymologie : Génev. cuison ; picard, cuichon ; du latin coctionem, de coquere, cuire.
Historique : XIIIe s. Où François par mesaventure Reçurent si male cuisson Et que toutes cuisson de plates et toutes trumelles de plates soient faites en ceste maniere ou en meilleur XVIe s. S'il y a grande ardeur, cuisson et douleur, on fera asseoir le malade en un demy bain Il faut que, pour donner cuisson à la farine, le laict cuise semblablement longtemps Viandes froides et de difficile cuisson [digestion] Et Dionysius Heracleotes, affligé d'une cuison vehemente des yeulx, feut rengé à quitter ces resolutions stoïques
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de cuire ou Résultat de cette action. Il manque à ce pain un peu de cuisson. Hâter la cuisson. Degré de cuisson.
Il signifie aussi, par analogie, Douleur que l’on ressent d’un mal qui est cuisant. Je sens une horrible cuisson dans ma plaie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cuissons — pluriel — /kɥisɔ̃/
- cuisson — singulier — /kɥisɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cuisson#19505.