crûment
adverbe, /kʁymɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière crue, sans ménagement ni correctif.
Mademoiselle, personne n'est encore mort de votre absence, hormis moi ; et je ne crains point de vous le dire aussi crûment, parce que je crois que vous ne vous en souciez guère — Voiture (1597-1648)
Ne lui laissez point penser tout crûment qu'on la sacrifie — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Crû pour crue, et le suffixe ment.
Historique : XVIe s. Ce propos, encore qu'il soit dit un peu trop cruement et temerairement, pourroit sembler veritable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière sèche et dure, sans aucun ménagement, sans prendre la peine d’adoucir ce qu’il y a de blessant dans ce qu’on a à dire. Il m’a dit cela tout crûment. Dire crûment de fâcheuses vérités.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- crûment — forme de base — /kʁymɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crûment#19431.