cruellement
adverbe, /kʁyɛləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière cruelle, avec cruauté. Il le fait mourir cruellement.
Cruellement docile aux leçons de ton maître — Voltaire (1694-1778)
D'une façon douloureuse. Cruellement humilié.
Cruellement blessé, mais trop fier pour me plaindre — Voltaire (1694-1778)
Cruellement trompé, je t'ai trompé toi-même — Voltaire (1694-1778)
Familièrement. Cruellement laid, très laid.
Chamillart se trouva d'autant plus flatté [de la demande de la Feuillade] que sa fille était cruellement vilaine — Saint-Simon (1675-1755)
L'esprit y est toujours naturel et exempt de ce jargon ridicule, à la fois puéril et barbare, dont plusieurs de nos pièces modernes sont si cruellement infectées — D'Alembert (1717-1783)
Étymologie : Cruelle, et le suffixe ment ; provenç. cruzelmen ; catal. crudelment ; espagn. cruelmente ; ital. crudelmente. L'ancien adverbe était cruelment, régulièrement formé, et crueusement, irrégulièrement formé.
Historique : XIIIe s. Et quant il meffont, li baillis les doit plus cruelment punir de lor meffet que nule autre maniere de gent XVe s. [Le prince doit] Requerir crueusement Son ennemi, et mener doucement Ses vrais subgiez, sans asservir nulli
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière cruelle. Il l’a fait mourir cruellement. Il l’a traité cruellement. Il l’a cruellement battu.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- cruellement — forme de base — /kʁyɛləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cruellement#19287.