crue
nom, féminin · /kʁy/
Usage : d'usage courant (2.46 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Montée rapide et importante du niveau d'un cours d'eau, provoquée par de fortes pluies ou la fonte des neiges
La crue de la Loire a inondé plusieurs quartiers.
« Ce fleuve [Nil], qui prend sa source dans l'Éthiopie, doit son accroissement à des nuages qui, retombant en pluie, occasionnent sa crue périodique »Raynal (1713-1796)
« Montez à travers Blois cet escalier de rues Que n'inonde jamais la Loire au temps des crues »Victor Hugo (1802-1885)
Vieilli. Dans un usage vieilli, croissance progressive d'un être vivant, notamment d'un enfant ou d'un jeune animal, avant qu'il n'atteigne sa taille adulte.
Les éleveurs suivent la crue des poulains pendant leur première année.
Synonyme : croissance.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Voir aussi : féminin de cru
Grammaire et formes (2)
- crues : pluriel · /kʁy/
- crue : singulier · /kʁy/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. f.
Élévation du niveau des eaux d'un cours d'eau, par suite de pluies ou de fonte de neiges.
Ce fleuve [Nil], qui prend sa source dans l'Éthiopie, doit son accroissement à des nuages qui, retombant en pluie, occasionnent sa crue périodiqueRaynal (1713-1796)
Montez à travers Blois cet escalier de rues Que n'inonde jamais la Loire au temps des cruesVictor Hugo (1802-1885)
Croissance. Cet enfant, cet arbre n'a pas pris toute sa crue.
Autrefois l'augmentation des tailles. La crue de la taille. Dans l'ancienne pratique et en matière d'inventaire, le cinquième denier au-dessus de la prisée, lequel était attribué aux commissaires-priseurs, parce qu'alors ils étaient responsables. La crue est abolie. Estimation à juste prix et sans crue. En un autre sens.
Je ne sais qui a pu imaginer que nous demandions à prendre le sel de la ferme à bas prix, pour en tirer un petit profit qu'on appelle crueVoltaire (1694-1778)
Étymologie : Féminin du participe crû ; provenç. creguda ; catal. crescuda ; espagn. crecida.
Historique : XIIIe s. Ne scet l'en [l'on] dont celle creue [du Nil] vient, mez que de la volenté de Dieu XVe s. Qui du marchié le denier à Dieu prent, Il n'y peut mectre ne rabat ne creüe Octroions que tout le sel qui sera vendu es gremer à sel de nostre pays de Normandie.... soit vendu à la creue de douze deniers tournois sur chacun minot.... pour les deniers qui vendront [viendront] de ladite creue.... tourner et convertir au profit de nostre dit conseiller XVIe s. Que les creues des compagnies de gens de pied, et la levée des Suisses n'estoit à autre fin que pour ruiner les huguenots Joinct les ordinair…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. f.
Augmentation. Il se dit principalement en parlant des Cours d’eau. La crue des eaux. Les grandes crues. La crue du Nil.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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