croup
nom, masculin, /kʁup/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de médecine. Sorte d'angine, commune chez les enfants, et se caractérisant par le développement de fausses membranes dans les voies respiratoires et par une toux singulière qu'on a comparée au cri d'un jeune coq. Faux croup, maladie qui présente les principaux symptômes du croup, la difficulté de respirer et la voix croupale, mais où il n'y a point de fausses membranes ; ce qui la rend infiniment moins dangereuse.
Le croup, monstre hideux, épervier des ténèbres, Sur la blanche maison brusquement s'abattit, Horrible, et, se ruant sur le pauvre petit, Le saisit à la gorge ; ô noire maladie ! De l'air par qui l'on vit sinistre perfidie ! Qui n'a vu se débattre hélas ! ces doux enfants Qu'étreint le croup féroce en ses doigts étouffants ? Ils luttent ; l'ombre emplit lentement leurs yeux d'ange, Et de leur bouche froide il sort un râle étrange, Et si mystérieux qu'il semble qu'on entend, Dans leur poitrine où meurt le souffle haletant, L'affreux coq du tombeau chanter son aube obscure — Victor Hugo (1802-1885)
Étymologie : Mot usité à Édimbourg pour désigner cette maladie, ainsi que le dit Francis Home, dans son Traité du croup, 1765, et qui de là est passé dans la langue médicale ; génev. group.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Médecine — Sorte d’angine à fausse membrane, presque toujours de nature diphtérique. Cet enfant est atteint du croup. Il est mort du croup.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- croups — pluriel — /kʁup/
- croup — singulier — /kʁup/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée croup#19226.