crinière
nom, féminin, /kʁinjɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Les crins du cou de certains animaux. Longue crinière. Assemblage de crins garnissant, dans le cheval, tout le bord supérieur de l'encolure, se continuant en avant par le toupet et se terminant en arrière sur le garrot.
Le lion hérissa sa crinière — Fénelon (1651-1715)
Fille se coiffe volontiers D'amoureux à longue crinière [il s'agit du lion et d'amoureux comparables au lion] — La Fontaine (1621-1695)
Par extension. La crinière d'un casque, ornement en crins de cheval qui est adapté à un casque et qui est flottant.
Fig. Poétiquement.
L'air siffle, le ciel se joue Dans la crinière des flots — Lamartine (1790-1869)
Par dénigrement ou par plaisanterie, chevelure grande. Vilaine crinière.
Ce nouvel Adonis à la blonde crinière — Boileau (1636-1711)
Toile ou treillis qui, accompagnant le caparaçon, couvre le cou et la tête du cheval. Terme d'histoire naturelle. Crête hérissée sur le cou, ou huppe de plumes effilées sur la tête de certains oiseaux.
Étymologie : Crin. On ne trouve dans les anciens textes que crignete, crinie, crine.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ensemble des crins qui garnissent le cou de certains animaux, comme le cheval, le lion. Le lion rugissait et secouait sa crinière. Il avait la crinière toute hérissée. Longue, épaisse crinière.
La crinière d’un casque, La touffe de crins tombante qui garnit le cimier d’un casque et qui flotte par-derrière.
Il se dit figurément et familièrement d’une Chevelure abondante.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- crinières — pluriel — /kʁinjɛʁə/
- crinière — singulier — /kʁinjɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crinière#19097.