crieur

crieur

adjectif, /kʁijœʁ/

Grammaire et formes (4)
  • crieuses — pluriel féminin — /kʁijøzə/
  • crieurs — pluriel masculin — /kʁijœʁ/
  • crieuse — singulier féminin — /kʁijøzə/
  • crieur — singulier masculin — /kʁijœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crieur#19074.

crieur

nom, masculin, /kʁijœʁ/

Voir aussi : forme féminine crieuse

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui crie, qui élève la voix.

    Tous les gens de guerre, qui étaient autant de crieurs à gage pour moi dans les rues et dans la salle du palais — Cardinal de Retz (1613-1679)

    Fais mettre pied à terre à cette crieuse — Scarron (1610-1660)

  2. Celui qui fait la proclamation des ordonnances, l'annonce des enchères, etc. Un crieur public. Les crieurs de la bourse. Un crieur de bulletins. Un crieur assiste tous les jours à la Bourse, pour dire à haute voix le cours des effets publics au fur et à mesure des négociations. Juré crieur, ou, simplement, crieur, autrefois officier public chargé par la ville de faire des annonces au nom des particuliers, d'inviter aux funérailles et de fournir la tenture, etc. Juré crieur s'est dit aussi de certains officiers qui publiaient des édits.

    Le crieur des dieux est Mercure ; c'est un de ses cent métiers — La Fontaine (1621-1695)

    La physionomie, le maintien et toute la figure de Laurière serrait le cœur de tristesse ; elle [sa physionomie] était faite pour être crieur d'enterrement — Saint-Simon (1675-1755)

  3. Celui, celle qui court habituellement les rues en annonçant par un cri ce qu'il vend. Les crieurs des rues. Crieuse de vieux chapeaux, nom qu'on donnait aux femmes qui vont par les rues de Paris criant vieux habits, vieux galons, et achetant les vieilles défroques.

    Et fût-il crieur de moutarde, Vous en avez toujours pitié — Mathurin Régnier (1573-1613)

    La marquise de Charlus était toujours faite comme une crieuse de vieux chapeaux — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Crier ; provenç. cridaire, cridador ; catal. cridayre, cridadore ; espagn. gritador ; ital. gridatore. Dans l'ancien français, criere, dans le provençal, cridaire est au nominatif, du bas-latin cridátor, avec l'accent sur dá ; crieor et cridador est le régime, de cridatórem, avec l'accent sur tó.

Historique : XIIIe s. Li crieres crie le ban Li boutonier doivent lesier oevre en charnage au premier crieur du soir, et en quaresme si tost come complie est sonée Quant li viex [le Vieux de la montagne, le chef des Assassins] chevauchoit, il avoit un crieur devant lui qui portoit une hache danoise à long manche tout couvert d'argent

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui crie. Faites taire ce crieur, cette crieuse. C’est un crieur perpétuel.

  2. Il se dit des Gens qui courent habituellement les rues en annonçant ce qu’ils vendent. Un crieur de journaux.

  3. Il signifie aussi Celui qui proclame, qui annonce quelque chose. Un crieur public.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • crieurs — pluriel — /kʁijœʁ/
  • crieur — singulier — /kʁijœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crieur#19073.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.