crevé
adjectif, /kʁəve/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Qui a éclaté. Un fusil crevé par la charge. Terme de marine. Cordage crevé, cordage dont l'un des torons est déchiré ou cassé.
Un frémissement dans l'air dont le bruit est semblable à celui d'une grosse pluie qui tombe d'un nuage dissous et crevé tout à coup — Raynal (1713-1796)
Mort.
Dom Joseph portera l'habit que vous lui voyez, à moins que ses parents crevés de la peste n'en aient laissé dont personne ne veuille — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Bouffi.
Madame de Verneuil n'est plus rouge ni crevée comme elle était — Mme de Sévigné (1626-1696)
Substantivement. Un gros crevé, un homme fort gros. Manger, boire, ronfler, rire comme un crevé, c'est-à-dire avec excès.
Je ne suis plus une grosse crevée — Mme de Sévigné (1626-1696)
S. m. Terme de tailleur et de couturière. Ouverture longitudinale pratiquée aux manches de certains vêtements.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- crevées — pluriel féminin — /kʁəve/
- crevés — pluriel masculin — /kʁəve/
- crevée — singulier féminin — /kʁəve/
- crevé — singulier masculin — /kʁəve/
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