crève-cœur
nom, masculin, /kʁɛvəkœʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Grand déplaisir, déboire mêlé de dépit. Au plur. Des crève-cœur.
Quel crève-cœur ! Il n'y a point de crève-cœur plus grand à un homme d'honneur, que s'il faut qu'il aime ce qu'il ne prend point plaisir d'aimer — Malherbe (1555-1628)
Si Vaudemont fut satisfait d'avoir le maréchal de Villeroy en Italie, ce fut un nouveau crève-cœur pour Tessé — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Crever, et cœur.
Historique : XIIIe s. Mais corroz qu'en a de s'amie, Cil corroz a nom crievecuer XVIe s. Que ce leur est un grand crevecœur de voir.... Si par crevecœur du rejet que vous.... Feu monsieur le mareschal de Montluc, ayant perdu son fils, me faisoit fort valoir, entre ses aultres regrets, le desplaisir et creve cœur qu'il sentoit de ne s'estre jamais communiqué à lui Or si mon sein, rempli de creve-cœur extreme Des taches de nos grands, a tourné sur eux-mesmes L'œil de la verité....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- crève-cœurs — pluriel
- crève-cœur — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crève-cœur#71082.