crémaillère

crémaillère

nom, féminin, /kʁɛmajɛʁə/ ou /kʁemajɛʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Pièce de fer plate, dentelée et recourbée par le bas, qu'on suspend dans les cheminées pour soutenir la marmite et d'autres vaisseaux sur le feu. Hausser, baisser la crémaillère. Familièrement. Pendre la crémaillère, donner un repas pour célébrer son installation dans un nouveau logement. Aller pendre la crémaillère chez quelqu'un, être invité à ce repas.

  2. Terme de mécanique. Pièce munie de crans, qui sert à relever ou à baisser une partie mobile. Fauteuil à crémaillère. Terme d'horlogerie. Pièce d'une montre ou pendule à répétition qui sert à la faire sonner. Tringle de bois dentelée qui reçoit les tablettes d'une bibliothèque. Pièce d'un pupitre mobile. Garniture de fer mise en travers derrière les portes cochères. Terme de marine. Crénelures pratiquées dans deux pièces de bois composant une vergue d'assemblage. Instrument pour rider les haubans.

  3. Terme militaire. Ligne défensive offrant la forme d'une scie. Terme de fortification. Ouvrage à crémaillère, ouvrage qui offre cette disposition.

  4. Terme de botanique. La cuscute.

Étymologie : Wallon, cramâ ; rouchi, crém'glie, craméglie ; picard, cramaillé, crémaillé, crimbilli ; génev. comâcle, coumâcle ; Isère, coumaclo ; provenç. mod. cumascle ; champ. cramaille ; espagn. gramallera ; bas-lat. cramaculus du XIe siècle, cremasculus, cremasclus du XIVe siècle. Origine douteuse : on propose le grec ϰρέμασθαι, être suspendu ; ce qui est excellent pour le sens, mais les mots grecs n'ont guère pénétré directement dans les langues romanes ; ou le verbe latin cremare, brûler, parce que la crémaillère est exposée au feu ; mais le sens est peu favorable à cette dernière dérivation, la for

Historique : XIVe s. Veez-le çà venir parmi celle chaussie à celle jaque noire comme une cremaillie Crammis Une cramelie de fer Deux greilz, un trepied et une cremeille aux armes de monsieur le Dauphin XVIe s. Cremaillée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Tige de fer, munie de crans et recourbée par le bas qu’on suspend dans les cheminées de cuisine, surtout à la campagne, dans les fermes, pour y accrocher au-dessus du feu les chaudrons, les marmites ou autres récipients.

  2. Prov., Pendre la crémaillère, Donner un repas pour célébrer une installation dans un nouveau logement. On dit aussi Aller pendre la crémaillère chez quelqu’un, être invité à un repas de ce genre.

  3. Il se dit, en termes d’Arts, de Certaines pièces de bois ou de métal, munies de crans, qui servent à supporter, accrocher, arrêter, élever, abaisser. Chaise, fauteuil à crémaillère, Dont on peut abaisser ou relever le dossier au moyen d’une crémaillère. Pupitre, bibliothèque à crémaillère. Chevalet à crémaillère. Chemin de fer à crémaillère.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • crémaillères — pluriel — /kʁemajɛʁə/ ou /kʁɛmajɛʁə/
  • crémaillère — singulier — /kʁemajɛʁə/ ou /kʁɛmajɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée crémaillère#19353.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.