couvre-feu
nom, masculin, /kuvʁəfø/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ustensile dont on se sert pour couvrir le feu et le conserver.
Coup de cloche qui marquait l'heure de se retirer chez soi et d'éteindre feu et lumière. Sonner le couvre-feu. Au plur. Des couvre-feu.
Elles [les femmes publiques] étaient obligées de s'y rendre à dix heures du matin et d'en sortir dès qu'on sonnait le couvre-feu — Saint-Foix (1698-1776)
Étymologie : Couvrir, et feu ; angl. curfew.
Historique : XIIIe s. S'il ne portent lanterne et candelle ardant, puis ke li cloke de cuevrefu ara soné Nus crespignier ne puet ne ne doit ouvrer ne faire ouvrer en nule seson, puis l'eure que quevre feu est sonez à Saint Merry S'oïrent covre-feu soner, Et con il l'orent entendu, Onques n'i ont plus atendu
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. militaire
Signal sonné par le clairon ou la trompette chaque soir pour l’extinction des feux. Sonner le couvre-feu. Des couvre-feux.
Il signifiait autrefois un Coup de cloche qui, dans certaines villes, marquait l’heure de rentrer chez soi et d’éteindre feu et lumière.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- couvre-feux — pluriel
- couvre-feu — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée couvre-feu#70999.