coursé
adjectif
Grammaire et formes (4)
- coursées — pluriel féminin
- coursés — pluriel masculin
- coursée — singulier féminin
- coursé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coursé#110681.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coursé#110681.
nom, féminin, /kuʁsə/
Action de courir, de se déplacer rapidement.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Épreuve sportive où les concurrents rivalisent de vitesse.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Trajet effectué avec un véhicule, notamment un taxi.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Achat ou commission effectuée en se déplaçant.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Frise des témoins : Littré 1873 (11 sens) — Académie 1935 (11 sens)
s. f.
Action de courir ; genre de locomotion qui consiste à aller très rapidement en penchant le corps en avant. La course diffère de la marche en ce que, tandis que dans la marche il y a toujours un des pieds qui touche le sol, dans la course il y a un moment où aucun des pieds ne touche le sol. Prendre un lièvre à la course. Prendre sa course, se mettre à courir. Pas de course, pas militaire plus vite que le pas accéléré et où le corps est en effet penché en avant comme dans la course. Marche très rapide, sans que pour cela on coure précisément. Fig.
La course n'est pas la seule chose qu'elles [les femmes] fassent maladroitement, mais c'est la seule qu'elles fassent de mauvaise grâce — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Nous faisions régulièrement la lieue de poste de 4000 mètres en 15 et 16 minutes.... La pratique avait fini par nous faire trouver toutes simples ces longues et rapides courses.... Après bien des expériences, j'ai remarqué que la vitesse la plus convenable pour toutes les classes d'hommes était celle de 100 pas par minute, et la longueur la plus rapprochée de la moyenne, de un mètre d'un talon à l'autre — LAISNÉ
Joute où l'on s'efforce de l'emporter par la vitesse. Course à pied, en char. Épreuves que l'on fait subir aux chevaux pour juger de la vitesse de leurs allures et de leur vigueur à franchir des obstacles. Courses de vitesse ou de race, celles qui se font au galop. Courses d'épreuve, courses de production, celles qui se font au trot. Courses plates, celles qui se font sur un terrain non accidenté. Courses des barrières, courses au galop dans les hippodromes, où l'on place de distance en distance des obstacles consistant en barrières, en haies mobiles. Course au clocher, celle qui se fait à vue de but et par la voie la plus courte à travers champs, haies et fossés.
Le chevalier avait fait une course de chevaux — Antoine Hamilton (1646-1720)
Entre les différents exercices que cultivaient avec tant de soin les athlètes pour se donner en spectacle dans les jeux publics, la course était celui qui tenait le premier rang ; c'était par là que commençaient les jeux olympiques — Rollin (1661-1741)
Attaque dans un tournoi. En trois courses il rompit trois lances. Au jeu de bague, course de tête, exercice par lequel on apprend à atteindre un certain but qui est figuré par une tête.
Allées et venues, démarches pour une affaire. Faire bien des courses par la ville. Plus particulièrement. Ce petit clerc, ce commis n'est employé que pour faire les courses
Excursion. Les courses de nos savants dans ce pays en font connaître les antiquités.
Il renonce aux courses ingrates, Revient en son pays, voit de loin ses pénates, Pleure de joie et dit : heureux qui vit chez soi, De régler ses désirs faisant tout son emploi ! — La Fontaine (1621-1695)
Il est ravi que vous ayez fait cette jolie course — Mme de Sévigné (1626-1696)
Trajet, distance. Il y a une très longue course d'ici chez vous. Trajet que fait une voiture de place d'un endroit à un autre. Prendre un fiacre à la course. Ce que gagne un courrier, un cocher, un portefaix pour le chemin qu'il a parcouru.
Cours des astres, des fleuves.
Eh ! qui guide les cieux en leur course rapide ? — La Fontaine (1621-1695)
D'un ruisseau qui peut nuire, interrompre la course — Boursault (1638-1701)
Terme de guerre. Expédition qu'une troupe fait en pays ennemi, en vue du butin. Fig.
Les Scythes ont plutôt fait des courses que des conquêtes — Bossuet (1627-1704)
Les barbares faisaient quelques courses et ravageaient — Bossuet (1627-1704)
Terme de marine. Expédition de corsaires. Armer un navire en course. Aller en course.
Une petite flotte et des vaisseaux détachés qui firent la course — ANQUET.
Les Danois et les Normands n'étaient point armés en course et ne savaient guère se battre que sur terre — Raynal (1713-1796)
Terme de danse. On appelle ainsi le parcours de l'aire de la danse. On distingue la course en rond et la course en carré. Pour la course en rond, le cavalier tenant sa dame par la main se trouve avec elle sur le rayon du cercle qu'il décrit tout entier ; c'est donc une sorte de moulinet double, sinon que les dames ne se tiennent pas par la main. Dans la course en carré, le cavalier menant sa dame fait des pas de côté de manière à occuper successivement les quatre côtés du carré, en faisant toujours face à ses vis-à-vis. La demi-course a lieu quand on ne fait pas le tour entier et que, loin de revenir à sa place, on s'arrête à celle du vis-à-vis après un demi-tour.
Quantité dont un pêne de serrure peut avancer ou reculer. L'aller et le venir d'une navette, d'un piston. Terme d'émailleur. Tirer à la course, tirer l'émail en longs filets, après qu'on l'a puisé liquide dans la cuiller.
Étymologie : Provenç. et ital. corsa (voy. COURS).
Historique : XVe s. Et vinrent de course, à pied, l'un contre l'autre [joute de deux chevaliers] Pour moy n'avez rien fait encor ; Et s'espeluchiez si l'argent, Ilz sont de bon or et de gent, Du coing du roy, et ont leur course [leur cours] XVIe s. Sa galere fut arrestée au milieu de sa course par un remora Ce chien print sa course, et se jecta dans le feu Les courses et pilleries qu'ilz feirent par l'Italie Ilz en prirent, à course de cheval, plusieurs qu'ils trouverent esgarez et errans çà et là parmy les champs Il prit à la course le fan, qui estoit une petite biche de pelage estrange
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Action de courir, mouvement de celui qui court. Longue course. Prendre sa course, fournir une course ralentir sa course. Il a gagné, remporté le prix à la course, le prix de la course.
Il se dit aussi, en Poésie et dans le style soutenu, du Cours, du mouvement des astres, etc. L’astre du jour va commencer sa course. Le soleil est au terme de sa course. La lune poursuivait sa course paisible
Il se disait, dans un sens particulier, des Actes d’hostilité que l’on faisait en courant les mers ou en entrant dans le pays ennemi. Les ennemis firent des courses jusque dans telle province. Les pirates font des courses sur telle mer, sur les côtes de... Ce sens a vieilli. On dit maintenant INCURSION, RECONNAISSANCE, POINTE, etc.
Il se disait spécialement, en parlant des Corsaires, des bâtiments armés en guerre par des particuliers et autorisés par un gouvernement à courir sur les navires marchands ennemis. Armer un vaisseau en course.
Il se dit particulièrement de Toute épreuve sportive où la vitesse est en jeu. Course à pied. Course de chevaux. Champ de courses. Je suis allé aux courses de Chantilly. Courses plates. Courses d’obstacles. Course de bateaux à voiles, de canots automobiles. Course de bicyclettes, d’automobiles, d’avions. Course de vitesse. Course de fond. Voyez
FOND.
Il se dit aussi des Allées et venues, des sorties que l’on fait dans la journée. Je commence mes courses dès le matin. Je ne l’ai pas trouvé, il est en course. Faire une course à pied. J’y passerai dans mes courses. On demande un employé pour faire les courses.
Il se dit également du Trajet que fait une voiture, une automobile de place en transportant une ou plusieurs personnes d’un lieu à un autre. Ce cocher n’a fait que deux courses dans toute la journée. Le prix des courses est fixé par des règlements de police. Ce chauffeur attend qu’on lui paie sa course.
Il se dit aussi du Trajet parcouru ou à parcourir soit à pied, soit en voiture. Il y a une très longue course d’ici là.
Il se dit figurément de la Marche, du progrès rapide d’une personne ou d’une chose. Rien ne peut arrêter ce conquérant, ce fléau dans sa course. La course précipitée du temps.
En termes d’Arts, il se dit de la Distance comprise entre les deux points extrêmes du trajet parcouru par la tige d’un piston, par un tiroir de pompe, dans leur mouvement. Ce piston est à mi-course. Course d’une navette, Trajet qu’elle parcourt dans son mouvement de va-et-vient.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée course#18747.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.