courrier
nom, masculin, /kuʁje/
Voir aussi : forme féminine courrière
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Porteur de dépêches. Courrier de cabinet, courrier envoyé par les ministres pour les affaires publiques. Familièrement. Courrier de malheur, celui qui annonce une fâcheuse nouvelle.
Un courrier dépêché porte cette nouvelle — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Et depuis jusqu'ici chaque jour ses courriers M'apportent en tribut ses vœux et ses lauriers — Pierre Corneille (1606-1684)
Tout homme qui court la poste à cheval. J'ai rencontré quatre courriers. Voyager en courrier.
Par votre ordre en courrier j'ai précédé sa chaise — Casimir Delavigne (1793-1843)
Le préposé qui, voyageant dans la malle-poste, porte les lettres. Le courrier de Lyon. Répondez-moi courrier par courrier. La voiture où est le courrier. Voyager par le courrier. La totalité des lettres qu'on envoie ou qu'on reçoit par le même ordinaire de la poste. Faire, lire son courrier.
Il pouvait si peu se gêner que, le samedi même, jour de presque tous les courriers, il ne pouvait attendre pour sortir que le travail fût achevé — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Nom qu'ont pris un grand nombre de journaux français et étrangers. Le Courrier français. Le Courrier des théâtres, de la mode.
Terme ecclésiastique. Cellerier, et aussi, procureur ou intendant d'un évêque, d'un abbé, d'une communauté ecclésiastique. Courrier apostolique, celui qui, dans les temps de persécution, était chargé de porter aux fidèles les lettres des évêques. Aujourd'hui, officier chargé d'avertir les cardinaux de se trouver aux consistoires, aux chapelles que tient le pape.
Terme d'art militaire. Courrier volant, projectile creux contenant une missive.
Nom d'un oiseau qui est le chevalier à pieds rouges.
Terme de marine. Petit bâtiment armé.
Étymologie : Courre 1 ; ital. corriere. L'ancien français avait corlieu (voy. COURLIEU à l'étymologie).
Historique : XIVe s. Le chapitre et ses couriers sont en droit d'arrester dans l'enceinte de l'eglise les bayles et mestraux qui ont negligé de faire payer les gens et les aultres revenus de l'eglise dans le temps marqué XVe s. Jehan Girard clerc courier et habitué en l'eglise collegiale de St Julien de Brioude XVIe s. Ayant surpris quelques courriers de Philippus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Il se disait autrefois de Celui qui courait la poste en avant des voitures pour préparer les relais. Il se disait aussi de Celui qui portait des dépêches. Courrier de cabinet, Celui qui portait les dépêches diplomatiques.
Il désigne aujourd’hui le Véhicule qui sert à transporter des lettres, des journaux, etc., pour le service postal ou le Transport lui- même de ces lettres, de ces journaux, par voie de terre, voie de fer ou voie aérienne. L’arrivée du courrier. Le courrier n’est pas encore arrivé. Les heures du courrier sont changées. Mettre une lettre à la poste pour le courrier de cinq heures. Répondez-moi courrier par courrier. Manquer le courrier.
Il se dit aussi de la Totalité des lettres qu’on écrit pour les envoyer par le service postal ou qu’on reçoit par ce service. Faire, adresser son courrier. Lire, dépouiller son courrier.
Il s’emploie quelquefois comme Titre de certains journaux. Le Courrier de l’Yonne, de la Vendée, etc.
Il se dit aussi quelquefois de Certains articles de journaux, qui paraissent régulièrement et qui sont destinés à mettre au courant des théâtres, des sports, de la mode, du mouvement de la Bourse, etc. Le courrier des théâtres, des sports. Courrier de la mode. Courrier de la Bourse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- courriers — pluriel — /kuʁje/
- courrier — singulier — /kuʁje/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée courrier#18740.