courre

courre

nom, masculin, /kuʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de vénerie. Endroit où l'on place les chiens, quand on chasse le sanglier, le loup, etc. Un beau courre, pays commode pour la chasse à courre.

Étymologie : Courre 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • courres — pluriel — /kuʁə/
  • courre — singulier — /kuʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée courre#18738.

courre

verbe, /kuʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

v. n.

  1. Au sens de courir, emploi dans lequel il a vieilli et est aujourd'hui hors d'usage. Activement.

    De ces jeunes guerriers la flotte vagabonde, Allait courre fortune aux orages du monde — Malherbe (1555-1628)

    Quelques-uns faisaient déjà courre le bruit que j'en étais venu à bout — Descartes (1596-1650)

  2. Aujourd'hui, terme de chasse qui se dit des chiens qui poursuivent les bêtes. Chasse à courre, chasse qui se fait avec les chiens courants et à cheval. Laisser courre les chiens, ou, simplement, laisser courre, découpler les chiens. Le laisser-courre, s. m. Le lieu où l'on découple les chiens. Se dit aussi de l'air de cor quand on découple les chiens. Sonner le laisser-courre.

    La duchesse y voulut voir courre des lévriers — Antoine Hamilton (1646-1720)

    Il se trouve au rendez-vous de chasse, il est au laisser-courre — La Bruyère (1645-1696)

  3. V. a. Poursuivre la bête. Fig. Chercher à obtenir.

    Quand il vous plaira, je vous donnerai le divertissement de courre un lièvre — Molière (1622-1673)

    A-t-on jamais parlé de pistolets, bon Dieu ! Pour courre un cerf ? — Molière (1622-1673)

  4. Terme d'équitation. Courre un cheval, le mener à bride abattue.

Étymologie : Voy. COURIR.

Historique : XIIIe s. Et por ce fait il bon courre au devant de tix perix On doit courre au devant des fraudes et des bares qui sont fetes es marciés XVe s. Fist prendre ledit huyssier et fut plusieurs jours gardé, à la fin on le laissa courre Or voyez les choses qui se dressoient pour courre sus au dit duc de Bourgongne XVIe s. Je dis au comte qu'il pourroit courre fortune comme les aultres J'ay veu quelqu'un de mes intimes amis courre la mort à force S'il fault courre le hazard d'un chois incertain.... Toute la Gaule s'estant eslevée pour luy courre sus Il fault laisser courre la riviere soubs le pont Je…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. tr.

  1. T. de Chasse — Forme ancienne de COURIR. Courre le cerf, le lièvre, etc., et absolument Chasse à courre.

  2. Laisser courre les chiens, ou simplement Laisser courre, Découpler les chiens, afin qu’ils courent après la bête.

  3. Laisser-courre se dit, comme nom, du Lieu où l’on découple les chiens. Quand ils furent au laisser-courre. On le dit aussi de l’Air que le cor fait entendre quand on découple les chiens. Sonner le laisser-courre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • courre — infinitif — /kuʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée courre#18739.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.