coureur
adjectif
Grammaire et formes (4)
- coureuses — pluriel féminin
- coureurs — pluriel masculin
- coureuse — singulier féminin
- coureur — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coureur#129782.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coureur#129782.
nom, masculin, /kuʁœʁ/
Voir aussi : forme féminine coureuse
Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens) — Académie 1935 (7 sens)
s. m. et f.
S. m. Celui qui est exercé à la course. Un bon, un mauvais coureur.
L'on voyait de son temps certains coureurs parcourir dans le cirque l'espace de 160 000 pas — Rollin (1661-1741)
La plupart des villes entretiennent des coureurs accoutumés à parcourir dans un jour des espaces immenses — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Valet qui accompagne à pied la voiture. Homme aux gages d'une personne de qualité qui l'envoyait à une ou plusieurs personnes et qui lui donnait ordre d'en rapporter réponse. Coureur de vin, officier qui portait, à la chasse et partout où allait le roi, une valise contenant des serviettes, du pain, du vin, un couteau, une fourchette et quelques pièces de four.
J'ai donné ordre à mon coureur, qui vous porte cette lettre, de vous chercher où que vous soyez et de ne point revenir sans votre réponse — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Celui qui va et vient sans cesse d'un endroit à un autre. C'est un grand coureur, on ne le trouve jamais à la maison. Coureur de bague, de tête, celui qui court la bague, les têtes. Coureur de bois, nom, en Canada, de ceux qui vont faire la traite des castors et autres pelleteries. Familièrement. Coureur de bals, de spectacles, celui qui est de tous les bals, qui suit tous les spectacles. Coureur de nuit, celui qui se retire tard, qui fait de la nuit le jour. Coureur, celui qui court d'amourette en amourette. Coureur de filles, ou, simplement, coureur, homme de mauvaise vie.
Hé, mon Dieu ! je connais mon don Juan sur le bout du doigt, et connais votre cœur pour le plus grand coureur du monde — Molière (1622-1673)
J'aurais défié tous les coureurs de filles de Paris d'écrire jamais une seule des lettres d'Héloïse — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Au plur. Cavaliers détachés qui, en temps de guerre, battent le pays et éclairent l'armée.
Pendant ces événements, Davoust, au sud de Vilna, avait entrevu quelques coureurs de Bagration, qui déjà cherchait avec inquiétude une issue vers le nord — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Cheval de selle propre pour la course et, particulièrement, pour la chasse. Il était monté sur un excellent coureur. Terme de zoologie. Les coureurs, nom donné à une famille de l'ordre des rongeurs, à laquelle appartient le lièvre ; à un ordre de la classe des oiseaux qui ne volent pas ou ne volent guère et qui courent très vite ; à un groupe d'orthoptères dont les pieds sont propres à la course, tels que les blattes ; à une famille de crustacés dont les pieds sont uniquement propres à la course ou qui sont remarquables par leur agilité.
Terme de mines. Filon de charbon de terre à découvert.
S. f. Coureuse, jument légère. Une bonne coureuse. Fig. Coureuse, fille ou femme de mauvaise conduite. Une coureuse de remparts.
Une petite coureuse de bonnes fortunes — Antoine Hamilton (1646-1720)
Avec les faveurs de toutes les coureuses de la ville — Antoine Hamilton (1646-1720)
Adj. Qui est bon à la course. Chevaux coureurs, chevaux de relais qui courent la chasse. Terme d'entomologie. Araignée coureuse, araignée vagabonde et qui ne file pas de toile. Pieds coureurs, pieds qui ne peuvent servir qu'à la marche, comme chez les carabes. Terme d'ornithologie. Oiseaux coureurs, oiseaux dont les jambes sont demi-nues, et qui sont très vites à la course ; telle est l'autruche.
Étymologie : Provenç. et espagn. corredor ; ital. corridore ; anc. franç. coreor ; d'une forme latine curritorem, de currere, courir (voy. COURIR), forme supposée par l'ancien français coreor, d'où coureur dérive, comme tous nos substantifs de ce genre, en eur, dérivent d'une forme en eor de l'ancienne langue : doneor, donneur, etc.
Historique : XIIe s. Desor Paiens tant destrier coreor XVe s. Les François et leur route chevauchoient d'un costé, les coureurs allemans d'autre Lors envoyerent les Anglois leurs coureurs par les villages, et ardirent en une empainte [attaque] plus de soixante en la marche de Reims Il est de necessité qu'il y ait coureurs et les mettre voulentiers fors, affin qu'ilz reboutent les coureurs des ennemis XVIe s. Ordonnent aus dits dismeurs de ce pays d'avoir un coureur de disme juré, qui ayt presté le serment es mains de l'officier de garder tant le droit des dits dismeurs que des laboureurs
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n.
Celui, celle qui se livre à l’exercice de la course. C’est le meilleur coureur qu’on ait jamais vu.
Il se dit spécialement de Ceux qui disputent le prix dans une course à pied, à bicyclette ou à cheval. Quatre seulement des coureurs purent atteindre le but dans le temps fixé. Des coureurs cyclistes. Deux coureurs ont fait une chute aux courses d’Auteuil.
Il se dit aussi d’un Cheval de selle, que sa taille et sa légèreté rendent propre à la course. Il avait d’excellents coureurs dans son écurie.
Il désigne encore Celui, celle qui va et vient, qui est souvent par la ville ou en voyage. C’est un grand coureur, un coureur perpétuel, on ne le trouve jamais à la maison.
Fam., Coureur de bals, de spectacles, de ventes publiques, etc., Celui qui a l’habitude d’aller à tous les bals, les spectacles, etc.
Fam., Coureur de filles, ou absolument Coureur, Celui qui a un commerce fréquent avec des femmes de mauvaise vie.
D’une façon générale, COUREUSE se dit d’une Fille ou d’une femme de mauvaises moeurs. C’est une coureuse, une infâme coureuse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coureur#18724.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.