coupe-tête
nom, masculin, /kupətɛtə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui coupe des têtes. Un homme surnommé coupe-tête dans la Révolution à cause des meurtres qu'il avait commis.
Sorte de jeu où les enfants sautent tour à tour les uns par-dessus les autres. Jouer à coupe-tête. Fig. On disait qu'on avait joué à coupe-tête, quand, après quelques séditions ou révoltes, l'autorité avait fait trancher la tête à plusieurs révoltés.
Étymologie : Couper, et tête.
Historique : XIVe s. Jehan de la Mare, pour plusieurs paroles sentans commotion du pueple, fu jugié à avoir coppe-la-teste XVe s. [Messire Gautier de Mauny intercède en faveur des bourgeois de Calais] à ce point grigna le roi les dents et dit : Messire Gautier, souffrez vous ; il n'en sera autrement ; mais on fasse venir le coupe teste [bourreau]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- coupe-tête — singulier — /kupətɛtə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coupe-tête#70970.