coulpe

coulpe

nom, féminin, /kulpə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de dogme. La souillure du péché qui fait perdre la grâce. Dire sa coulpe d'une chose, en témoigner son repentir. Trois fois la semaine, les capucins disent leur coulpe devant leur gardien, et en présence de tous les religieux. Battre sa coulpe, dans le style ancien et poétique, se frapper la poitrine en disant son mea culpa.

    Il fallait détruire la coulpe et la peine du péché — Bossuet (1627-1704)

    C'est une vérité de foi que l'absolution du prêtre, en nous remettant, quant à la coulpe, les péchés que nous avons confessés, ne nous en remet pas pour cela toute la peine, je veux dire toute la peine temporelle — Bourdaloue (1632-1704)

  2. D'une façon générale, faute.

    La pauvre Marion trouve tant de vengeurs en ce monde que, quelque grande qu'ait été mon offense, je crains peu d'en emporter la coulpe avec moi — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    À l'heure où, près de sortir de cette vie, ils seront sollicités par leur conscience à ne pas emporter leur coulpe avec eux — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Provenç. colpa ; espagn. culpa ; ital. colpa ; du latin culpa.

Historique : Xe s. Elle colpes non avret [avait], por o no s'coit [pour cela elle ne fut brûlée] XIe s. Clamez vos culpes, si priez dieu merci N'i a culpe li bers XIIe s. D'heures en autres [il] va sa coupe battant XIIIe s. Bien diriez que n'ai coupe en ceste destinée Et vois [vais] je jus ma corpe batre ; Il a [y a] en vos mal confessor Quant en cope se sentira, Du forfet se repentira Si li sers s'en est foïz et ce n'est pas es colpes à celui qui l'achata, il n'en paiera riens Le pechié et la colpe en est soe [sienne], non pas de celui qui est à son conseill Et je vous donrai tant, que la coulpe n'iert pa…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Péché volontaire qui prive le pécheur de la grâce de Dieu. Par la confession la coulpe est remise, et non pas la peine.

  2. Battre sa coulpe, Frapper sa poitrine en disant Mea culpa, et, figurément, Manifester son repentir d’une faute.

  3. Dans ces deux acceptions, il a vieilli et est peu usité.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coulpes — pluriel — /kulpə/
  • coulpe — singulier — /kulpə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulpe#18649.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.