coulant

coulant

adjectif, /kulɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui coule. Vin coulant, vin léger et agréable à boire. Nœud coulant, nœud qui se serre et se desserre sans se dénouer.

    Quelques-unes des plus coulantes parties du sang — Descartes (1596-1650)

  2. Qui verse en abondance.

    Cette terre coulante de lait et de miel — Bossuet (1627-1704)

  3. Fig. Terme de littérature. Qui est comme s'il coulait, aisé, naturel. Ses vers sont bien coulants. Dans un sens analogue, dessin coulant.

    Ses vers sont d'un beau style et sa prose est coulante — Boileau (1636-1711)

    Le ton de la conversation y est coulant et naturel — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  4. Être coulant en affaires, être facile, accommodant. Je l'ai trouvé très coulant.

    Il m'avait fait entendre que, si je m'engageais à quitter la plume, on serait coulant sur le passé — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Qui peut voir aujourd'hui ces mêmes ministres [pasteurs protestants], jadis si coulants et devenus tout à coup si rigides, chicaner sur l'orthodoxie d'un laïque et laisser la leur dans une si scandaleuse incertitude ? — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Couler.

Historique : XIIIe s. Si a bonnes portes coulans [à coulisses], Por faire ceus defors doulans, Et pour emprendre et retenir, S'il osoient avant venir XVe s. En ai-je bien eü deus mille Des frans ; que sont-il devenu ? Si coulant sont et si menu, Quand ma bourse en est pourveüe ; Tost en ai perdu la veüe Plus que Pithon merveilleux à oultrage, Escorpion qui seult poindre les nus, Cuer plus coulant que couleuvre en marage [marais], Souriecte qui a les dens agus XVIe s. En un lieu glissant et coulant, suspendons nostre creance Le sang s'engendre tout soudain par la transmutation de quelque chair qui se tourne…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui coule aisément. Vin coulant, Vin agréable à boire et qui passe aisément.

  2. Noeud coulant, Noeud qui se serre et se desserre sans se dénouer.

  3. Il signifie au figuré Qui est fait aisément, naturellement, qui ne sent point le travail. Style coulant. Vers coulants. Prose coulante.

  4. En termes de Peinture, Dessin coulant, Dessin qui procède par des courbes légères et qui est plus facile que correct.

  5. Fig. et fam., être coulant en affaires, être accommodant en matière d’intérêt. Je l’ai trouvé très coulant.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • coulantes — pluriel féminin — /kulɑ̃tə/
  • coulants — pluriel masculin — /kulɑ̃/
  • coulante — singulier féminin — /kulɑ̃tə/
  • coulant — singulier masculin — /kulɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulant#18625.

coulant

nom, masculin, /kulɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Pierre fine qui coule le long d'un collier, d'un cordon, et qui peut le resserrer ou le relâcher à volonté. Cette dame avait un coulant de grand prix. Nom d'un ornement de pierreries que les femmes ont porté au cou, composé d'un gros diamant et d'une croix au-dessous.

  2. Anneau de fer ou d'acier au moyen duquel on serre et l'on desserre une chose. Des coulants de bourse. Terme de lampiste. Enveloppe cylindrique en cuivre, destinée à porter la cheminée de la lampe et qui glisse sur le tuyau de la lampe pour régler la hauteur de la flamme.

  3. Terme de jardinage. Tige grêle qui s'allonge en coulant sur le sol et donnant de distance en distance des rosettes de feuilles. Rameau étalé sortant de l'aisselle des feuilles intérieures, tout à fait nu dans une partie notable de sa longueur, et poussant, à son extrémité, d'abord des racines, ensuite des feuilles. Chaque fraisier donne naissance à des coulants qui propagent le plant.

  4. Outil de l'orfévre et du boutonnier.

  5. Terme de peinture. La longueur du pli d'une draperie.

  6. Coulants, s. m. plur. Pièces de bois placées verticalement sur les cadres d'un puits de mine, pour empêcher la tine de toucher au boisage.

Étymologie : Coulant 1.

Historique : XVIe s. L'escroue et le coulant, lequel au moyen d'une viz se hausse et baisse

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Pièce en forme d’anneau qui glisse le long d’un cordon ou d’un collier, en sorte qu’on peut le hausser ou le baisser à volonté. Le coulant d’une cravate.

  2. Il se dit aussi, en termes d’Orfèvrerie, d’Horlogerie, etc., d’un Anneau de fer au moyen duquel on rapproche les branches d’une tenaille pour faire joindre les mâchoires.

  3. Il désigne encore le Rejeton d’une plante qui s’allonge en tige rampante sur le sol. Le coulant des fraisiers.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coulants — pluriel — /kulɑ̃/
  • coulant — singulier — /kulɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulant#18624.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.