coudé · coude

coudé

adjectif, /kude/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Qui présente un coude, un angle saillant. Le mur coudé en cet endroit. Arbre, ou essieu coudé, essieu qui porte les grandes roues de la locomotive.

    Si j'ai préféré des haricots coudés naturellement, ç'a été pour éviter les dérangements que j'aurais pu y occasionner en les coudant moi-même — Charles Bonnet (1720-1793)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • coudées — pluriel féminin — /kude/
  • coudés — pluriel masculin — /kude/
  • coudée — singulier féminin — /kude/
  • coudé — singulier masculin — /kude/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coudé#18597.

coude

nom, masculin, /kudə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. La partie de l'articulation du bras avec l'avant-bras qui est opposée à la saignée, ou, anatomiquement, angle saillant formé par l'apophyse olécrane à la partie postérieure de l'articulation du bras avec l'avant-bras. Il lui donna un coup de coude. Coude à coude, si près qu'on se touche les coudes. Fig. Mettre les mains jusqu'au coude dans quelque chose, en prendre sans réserve, et aussi s'enfoncer tout à fait dans quelque chose, dans quelque sujet. On dit dans le même sens, mettre le bras jusqu'au coude. Fig. Hausser le coude, aimer à boire, faire un excès de boisson. Terme de vétérinaire. Région du membre antérieur ayant pour base l'olécrane ou partie principale de l'os cubitus.

    [Un homme déguenillé qui a] Ses grègues aux genoux, au coude son pourpoint — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Plusieurs se parlèrent des yeux et du coude en se retirant, et puis à l'oreille bien bas — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Endroit de la manche qui correspond au coude. Son habit est percé au coude.

    Sa mère [de l'abbé de Mailly] l'y força [à l'état ecclésiastique], et lui laissa percer les coudes jusqu'à ce qu'il se fît prêtre — Saint-Simon (1675-1755)

    Dois-je trouver mauvais qu'un méchant pourpoint noir, Qui m'a duré deux ans, soit percé par le coude ? — Scarron (1610-1660)

  3. Angle saillant, brusque changement de direction. Cette muraille fait un coude. Endroit d'un cep d'où sort la branche qui donne le raisin. Coude de baïonnette, partie cylindrique et courbée de la baïonnette des fusils de munition. Bout de tuyau de plomb servant à raccorder, dans le tournant d'une conduite, les tuyaux de fer. Bout de tuyau en tôle par lequel on change la direction d'une suite de tuyaux de poêle.

    La rivière faisait un coude au pied du verger — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Ici le chemin qui se dirigeait E. et O. fait un coude et tourne au N. — Chateaubriand (1768-1848)

Étymologie : Picard, keute ; Berry, code ; provenç. code, coide ; catal. colse ; espagn. codo ; ital. cubito ; du latin cubitus.

Historique : XIIe s. Par som le coute [la main] lui fu du cors partie Sur un cute à un moine li sainz huem s'apuia, En sun seant s'assist.... XIIIe s. À genous et à coutes [elle] va la terre incliner Mès ce vit il bien tout sans doute Que plus la longor du coute Fu ele levée en l'air amont Tant ont no chevalier aus Sarrazins caplé, Que desci que aus keutes en sont ensanglenté Si vous loe et conseille que toutes les foiz que il nous geteront le feu, que nous metons à coutes et à genoulz, et prions nostre Seigneur que il nous gete de ce peril XIVe s. Vindrent à l'eglise où il avoit fait espier le conte, et v…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Partie extérieure du bras, à l’endroit où il se plie. Il était appuyé sur le coude. Il lui donna un coup de coude. Il le poussa du coude. Il a les coudes fort pointus. Manger avec ses amis en toute liberté, les coudes sur la table. Par analogie, Le coude d’un tuyau.

  2. Fam., Jouer des coudes, Se frayer un passage dans une foule. Il se dit aussi figurément de Quelqu’un qui sait se pousser dans le monde, avancer dans une carrière en écartant ses rivaux. Pour être arrivé à une si belle situation, il lui a fallu terriblement jouer des coudes.

  3. Se sentir, se serrer les coudes, Se serrer les uns contre les autres et figurément S’entraider.

  4. Fig. et pop., Lever le coude, Boire beaucoup.

  5. Il désigne, par extension, l’Endroit de la manche qui couvre le coude. Son veston ne vaut plus rien, il a les coudes percés, il est percé aux coudes.

  6. Il se dit par analogie de l’Angle que présente un mur, une rivière, une allée, etc., à l’endroit où sa direction change brusquement. Cette muraille fait un coude. La rivière forme le coude en cet endroit. à l’endroit où la route fait le coude. Cette branche a un coude à la moitié de sa longueur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coudes — pluriel — /kudə/
  • coude — singulier — /kudə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coude#18587.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.