couardise
nom, féminin, /kwaʁdizə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Poltronnerie, lâcheté.
Ma couardise est extrême D'avoir eu le moindre effroi — La Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Couard ; provenç. coardia ; espagn. cobardia ; ital. codardia.
Historique : XIe s. Onques n'aimai cuard ne cuardie Home qui fasse cuardie XIIe s. Que par lui soit coardie pensée XIIIe s. Et [elle] fu mere Rolant, qui fu sans couardie Et toutes ces coses qu'il lairoit à fere par couardise XIVe s. Et en celui qui est fort, ire, couardie, hardiesse ne font nulle rebellion contre raison ou peu Fortitude est plus contraire à couardise que à trop grant hardiesse XVe s. Et dirai partout où je irai, qu'il m'aura refusé par couardise une jouste de fer de lance [le sire de Langurant défiant au combat le capitaine de Carvilac] Tant se tourmenter de la mort, c'est grande foibless…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de celui qui est couard. Il a fait preuve d’une pitoyable couardise.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- couardises — pluriel — /kwaʁdizə/
- couardise — singulier — /kwaʁdizə/
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