cotte
nom, féminin, /kɔtə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Le petit chabot d'eau douce (cottus gobio). Cotte chabot, petit poisson de mer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Jupe de paysanne, plissée par le haut à la ceinture. Cotte de serge. Toute espèce de jupe. Fig. Donner la cotte verte, jeter une fille sur l'herbe en folâtrant avec elle. Trousser la cotte d'un enfant, lui donner le fouet. Corps de cotte, le corps piqué que les femmes portaient sous leurs robes et où elles attachaient leurs jupes ou cottes.
Tenez, voilà votre couronne, rendez-moi ma cotte grise — Fénelon (1651-1715)
... J'ai encore un demi-ceint, deux cottes, Une robe de serge, un chaperon, deux bas, Trois chemises de lin, six mouchoirs, deux rabats — Mathurin Régnier (1573-1613)
Cotte morte, dans quelques couvents, succession d'un religieux en fait d'habits, de meubles, d'épargnes.
Cotte d'armes, habillement que mettaient autrefois les chevaliers sur leurs armes, tant à la guerre que dans les tournois, et qui était porté par les hérauts d'armes.
La cotte d'armes était ouverte par les côtés, avait des manches courtes et descendait jusqu'au nombril. Le roi Jean était remarquable par sa cotte d'armes semée de fleurs de lis d'or — L'ABBÉ DE CHOISI
Cotte de mailles ou cotte d'armes, armure défensive faite en forme de chemise, et tissue de plusieurs petits anneaux ou mailles de fer.
Le consul Livinius, après avoir offert des vœux aux Dieux dans le Capitole, partit de Rome revêtu d'une cotte d'armes selon la coutume — Rollin (1661-1741)
Leur cotte à maille d'or et la gaîne éclatante Où repose l'épée à leur côté pendante — Jacques Delille (1738-1813)
Terme de charcuterie. Le boyau de porc qui forme la saucisse.
Étymologie : Wallon, cote ; provenç. cot, s. m. et cota, cotha, quota ; catal. cot ; espagn. et portug. cota ; ital, cotta ; bas-latin, cotta, cottus dans un texte du IXe siècle. Diez le tire de cutis, peau ; mais il y a deux difficultés : la déclinaison et surtout la déclinaison au masculin, supposant cuta et cutus ; puis le sens ; au lieu que le celtique et l'allemand se réunissent pour donner une étymologie : gaél. cot ; angl. coat, vêtement ; allem. Kutt, Kittel, tunique.
Historique : XIIe s. Que est avoir cotte juske al talun, se avoir n'est esperance juske à la fin ? XIIIe s. Cote [elle] ot d'un blanc bliaut et mantel mout très cher Et sa cote qui ert [était] en maint lieu despanée Cil qui crient par la vile la cote et la chape ont achaté le mestier de freperie Fame est plus cointe et plus mignote En sorquanie [souquenille] que en cote Et chascun deit aveir cote à armer et ganbisson se il viaut [veut] Li hons de poeste se presente à pié, en pure se [sa] cote, sans armeure, fors de baston et d'escu Le roi sailli de son lit tout deschaus, une cote, sans plus, vestue XVe s. …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Jupe courte, encore en usage chez les femmes de la campagne.
Il désigne aussi une Sorte de blouse courte ou de Pantalon de travail porté par les ouvriers.
Cotte d’armes, Casaque que les chevaliers, les hommes d’armes mettaient autrefois par- dessus leurs cuirasses.
Cotte de mailles, Chemise faite de mailles ou petits anneaux de fer qui servait autrefois d’arme défensive.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cottes — pluriel — /kɔtə/
- cotte — singulier — /kɔtə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cotte#18541.